L’AG de ce jour du Syndicat national des travailleurs du secteur de l’eau et de l’électricité (SYNTEE+) a été renforcée par la population qui a demandé le départ immédiat du Sénégalais Ousmane Cissé du poste de directeur général de la SEEG.
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Après que son prédécesseur, Gustave Mayi ait été démis de ses fonctions tel un malpropre lors du Conseil des ministres du 17 mai courant, le nouveau DG de la SEEG, Ousmane Cissé d’origine sénégalaise, qui a été nommé par le conseil d’administration lundi, n’a pas eu un seul jour de prise de service que le peuple gabonais et les agents de la société revendiquent déjà son départ immédiat. Ils scandaient à l’unisson au son siège social : « Cissé dehors! Cissé dehors ».
Tous les manifestants de ce matin ont décidé de passer à des sanctions immédiates si celui-ci ne quitte pas son poste, le syndicat a annoncé qu’il prendra les gabonais en « otage » en arrêtant la vente des tickets d’approvisionnement des compteurs d’électricité.
Des sanctions graduellement prévues si le Sénégalais Ousmane Cissé demeure en poste
Conscient du pouvoir qu’il détient dans l’exclusivité en fourniture d’eau et d’électricité, le SYNTEE+ a prévenu qu’il engagera d’autres actions de manière graduellement, selon l’évolution de la situation. Parmi ces actions de défiance, une grève générale illimitée.
Le Sénégalais Ousmane Cissé a été adoubé par le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS). Or, le FGIS est un fonds public, nouvel actionnaire majoritaire de la SEEG. Au regard de cela, les Gabonais ne comprennent pas pourquoi le ressortissant d’un autre pays viendrait être à la tête d’une structure comme la SEEG, très stratégique pour le pays. Or, il n’y a aucun précédent où on voit les Gabonais diriger des postes aussi importants dans les pays de ces ressortissants expatriés devenus nombreux à la tête de nombreuses structures au moment où les Gabonais sont sans emploi, souvent plus compétents pour occuper des postes remis à ceux venus d’ailleurs.
Plusieurs gabonais pensaient voir le gouvernement intervenir lors du communiqué final du Conseil des ministres d’hier, mais le sujet semble avoir été éclipsé.
Sûrement une évolution significative dans cette histoire aura lieu dans les prochains jours.











































