L’Association nationale des retraités du Gabon (Anareg) et le Syndicat des retraités du Gabon (Synareg) ont mutualisé leurs efforts via la signature d’un protocole d’accord le mercredi 17 mai 2023 pour exiger l’arrimage des pensions au nouveau système de rémunération décidé en 2015 par le gouvernement.
L’objectif de ce protocole d’accord entre l’Anareg et le Synareg est de mettre en place des mécanismes afin de mieux poser leurs problèmes communs au gouvernement lié à la mise en œuvre de l’arrimage des pensions au nouveau système de rémunération. Contrairement à ce qui s’est déroulé dans le passé, leurs problèmes ont été souvent gérés par les personnes non liées au système de retraite, des personnes extérieures à leur réalité. Ils ont depuis 2015 subi la perfidie de certains émissaires du gouvernement.
L’absence de l’exécution de l’arrimage des pensions au nouveau système de rémunération cause une dette énorme à l’Etat gabonais depuis 2015 selon le rappel fait par les leaders de l’Anareg et le Synareg.
« Tous les participants reconnaissent que le non arrimage des pensions au nouveau système de rémunération induit une dette envers les retraités et sont unanimes sur la nécessité de réformer le plus rapidement possible le régime général des pensions de l’Etat pour garantir son financement, sa soutenabilité et sa pérennité ainsi que celle des institutions de sécurité sociale du Gabon « , a déclaré Joseph Mebou Ossamy, vice-président de L’Anareg.

Ils ont promis soumettre leurs doléances, d’ici peu, à Alain Claude Billie By Nze, Premier ministre, chef du gouvernement. Si du côté de la Primature rien n’est fait quant à leurs attentes, qui n’ont que trop duré, ils passeront à la vitesse supérieure car ils estiment que le contexte des élections leur est favorable.
Pendant ce temps, à la Peyrie, Pierre Mintsa, leader de la MSTGV et quelques autres retraités participaient aussi à une assemblée générale bis. Elle n’avait aucun dénominateur commun de revendications avec ceux de l’Anareg et du Synareg.
Dans tous les cas, la question qui taraude les esprits est : à qui profite la non satisfaction des préoccupations des retraités au Gabon ? Les prochains jours vont mieux nous édifier.

























