Plusieurs opposants, même les plus irréductibles estiment que la politique de la chaise vide ne paie pas toujours et c’est pourquoi ils ont décidé d’être présents à la concertation politique initiée par le président Ali Bongo Ondimba, qui débute ce lundi 13 février 2023, au palais du bord de mer.
Connu pour son franc parler et son soutien sans faille à Jean Ping depuis 2016, le président Joël Ngoueneni Ndzengouma représente la 7MP à ces assises de la concertation politique d’Ali Bongo Ondimba. Il estime qu’il s’agit juste d’un appel et ne s’attend pas à des changements réels et sincères.
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Le RPM motivé par la transparence électorale
“Le RPM tient à rappeler qu’il a accepté de prendre part à ces assises qu’à condition que celles-ci ne portent que sur les questions liées à la transparence électorale, contenues dans le Mémorandum à la rédaction dont il a fortement contribué et déposé au Ministère de l’Intérieur et à la Cour Constitutionnelle au mois de juin 2022.
(…) Le RPM émet de sérieux doutes quant à la volonté réelle du pouvoir d’œuvrer pour des élections véritablement libres, transparentes et apaisées », a déclaré le président de cette formation politique, Alexandre Barro Chambrier avant de conclure : » le RPM fera preuve de la plus grande vigilance au cours du déroulement de cette concertation. Il entend ne pas se détourner de son objectif d’alternance et de changement. Le RPM demande par conséquent au peuple gabonais de rester serein ».
Le nouveau né des partis politiques, UNI parle de la nécessité de dialoguer
» Vous ne faites pas de politique si vous ne savez pas parler avec les uns et les autres. On peut être opposé et des camps opposés, mais on doit savoir se parler quand c’est nécessaire pour le pays. Mais nous estimons qu’il faut parler pour ce pays quelles que soient les personnes qui sont en face, ce sont des citoyens gabonais comme nous », a déclaré Paul-Marie Gondjout.
L’autre parti politique, composé des opposants les plus irréductibles, est l’Union nationale. « La concertation qui s’ouvre ce lundi ne doit pas être une nouvelle version des Accords de Paris, des Accords d’Arambo ou du Dialogue d’Angondjé. En tout points, elle doit s’en distinguer et s’en démarquer. Il n’y a aucun honneur ni mérite à reconduire les mêmes méthodes, à reproduire des stratagèmes qui ont freiné l’épanouissement démocratique de notre pays et empêché l’éclosion de tant de talents », a déclaré Paulette Missambo, la présidente de ce parti politique de l’opposition.
Réagir voit l’enfumage dans la concertation politique
Le parti politique RÉAGIR part à la concertation politique, initiée par le président Ali Bongo Ondimba, sans y croire. Pour le vice-président Michel Ongoundou, il s’agit d’un enfumage et le pouvoir essaie de se donner bonne conscience face à ses propres turpitudes . La préparation a tout simplement été bâclée pour une concertation d’une telle envergure : pas de réunions préparatoires ; exclusion de la société civile; des religieux et des chefs de partis politiques appelés comme invités et non acteurs. L’homme politique estime que cette messe politique sera la plus mauvaise des concertations politiques organisées par le Gabon comparée aux Accords de Paris, d’Arambo et d’Angondjé.
Dans tous les cas, l’organisateur de ces moments, le président Ali Bongo devrait envoyer des signaux forts qui vont lui donner raison face aux opposants irréductibles déjà très dubitatifs sur le sérieux de cette messe politique. Le Gabon a intérêt à s’en sortir gagnant.


























