Paul Kagame, Mahamadou Issoufou et Moussa Faki Mahamat @LePoint
La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) désormais officielle dès aujourd’hui, le 1er janvier 2021. Considéré comme l’un des plus grands projets économiques africains de ces dernières décennies, il a été ratifié par plus de 34 pays des 54 Etats du continent africain. L’objectif est d’accroitre le commerce entre les africains pour résoudre l’extrême pauvreté des populations.
Le traité de libre-échange appelé la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) rentre en vigueur aujourd’hui dans 34 pays africains.
En 2018, 44 pays africains ont signé l’Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine, qui vise à accélérer l’intégration économique de l’Afrique et à intensifier les échanges à l’intérieur du continent. Toutefois, 10 autres pays n’ont pas encore ratifié le traité. C’est une date qui s’inscrit dans les annales de l’économie africaine.
Avec une population estimée à 1,2 milliard de personnes, au profit d’un produit intérieur brut combiné de 2,5 milliards de dollars, la la Zlecaf sera la plus grande zone de libre-échange dans le monde depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), il y a soixante-onze ans.
Concrètement, à terme, l’effectivité va se ressentir dans 15 ans car près de 100% des barrières douanières seront totalement annulées entre les pays signataires du traité sur les biens et services. Il s’agit de permettre aux africains de vendre librement entre eux.
‘’La création d’un marché unique à l’échelle du continent pour les biens et les services, les affaires et les investissements restructurera les économies africaines. La mise en œuvre de la ZLECAf serait un grand pas en avant pour l’Afrique, en montrant au monde que le continent est en train de devenir un chef de file de la promotion du commerce mondial’’. Tel est l’avis de Caroline Freund, directrice mondiale du pôle Commerce, investissement et compétitivité de la Banque mondiale.
Aujourd’hui, la part des échanges entre les pays africains est de 16% et l’Afrique du Sud, à elle seule, représente près de 70% des échanges.
‘’La Zone de libre-échange continentale africaine a la capacité d’accroître les possibilités d’emploi et les revenus, ce qui contribue à élargir les perspectives de tous les Africains. Elle devrait permettre de sortir de la pauvreté modérée environ 68 millions de personnes et de rendre les pays africains plus compétitifs. Néanmoins, la réussite de sa mise en œuvre sera primordiale et il conviendra notamment de suivre attentivement ses effets sur tous les travailleurs, femmes et hommes, qualifiés et non qualifiés, dans tous les pays et secteurs afin de garantir que l’accord porte pleinement ses fruits.’’ A déclaré Albert Zeufack, Economiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique
Le secrétariat général de la Zlecaf, cheville ouvrière du projet, est basé à Accra au Ghana.


























