L’Observatoire chrétien pour la Paix (OCP) a organisé un point de presse ce 27 lundi juin 2022 à son siège d’Ozangue sous forme d’autopsie afin d’alerter les décideurs du pays sur les menaces de la paix à travers de nombreux actes posés par certains d’entre eux. Il s’agit de l’expropriation des terres familiales par des expatriés, les crises de la CNSS, la CNAMGS et le chômage endémique.
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Face à son rôle de prévention, de médiation des conflits et d’accompagnement des victimes, l’OCP propose les sept concepts de la Paix qu’il a baptisé de Paix Plurielle.
Cette paix plurielle renvoie à : la justice ; l’état de droit ; le logement et à l’habitation ; la santé ; l’agriculture et l’alimentation ; la richesse la prospérité, l’emploi ; la connaissance, l’éducation et la formation, la stabilité etc. dans le pays.
Partant de cette description de la paix, l’OCP considère que le Gabon : « ne connaît pas de Paix depuis plusieurs années. Les événements de ces dernières semaines nous montrent que nous vivons des menaces d’instabilité et s’il n’y a pas de personnes physiques ou morales qui avertissent et soient capables d’anticiper sur d’autres faits, notre pays peut connaître des lendemains obscurs », a prévenu le Coordinateur général de l’OCP Max Alexandre Ngoua.
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Ce n’est pas exagéré de le dire car de nombreux actes posés par ceux qui ont le pouvoir le témoignent. Il s’agit des enlèvement des enfants et même des personnes adultes qui continuent à se faire ; déguerpissements de gabonais sur leur propre terres, par des personnes de nationalité étrangères ; détournements financiers à grande échelle à la CNAMGS ; la gabegie financière à la CNSS avec comme corollaire : la cessation de paiement des retraites, et les agents de la CNSS sans salaire depuis bientôt 3 mois pour certains et plus pour d’autres ; l’accroissement de la fracture sociale avec le chômage des jeunes gabonais formés qui atteint des proportions importantes.
Réclamation des sanctions pour les criminels par l’OCP
Face à ce décor très déplorable caractérisé par des injustices indicibles, l’OCP réclame que justice soit faite aux familles des victimes d’enlèvements et autres crimes, jugeant que jusqu’ici aucun criminel ou commanditaire n’a été publiquement présenté au public gabonais : « Le Gabon est devenu un vrai abattoir humain, c’est Guernica, où l’horreur est au rendez-vous quotidien des populations avec des mutilations de corps, des agressions mortelles de tous genres, des noyades (…) Les auteurs de ces dégâts ne doivent plus être dans leurs maisons mais en prison pour répondre de leurs actes » signifie Max Alexandre Ngoua.
Un sort qui doit être également réservé selon la coordination générale de l’OCP, aux auteurs de la crise de la CNSS et la CNAMGS : « les auteurs de ces crimes financiers sont de vrais assassins de l’économie gabonaise et leur mise en liberté à ce jour est une démonstration de l’existence d’une justice à géométrie variable ».
L’OCP estime qu’« en tant que leader religieux nous avons cette obligation morale de dénoncer tout ce qui est contraire à notre éthique et de ne pas être complice du mal, de la méchanceté, de la maltraitance du gâchis et de toute chose semblable car Dieu nous demandera des comptes pour ces trois motifs.
Sur l’affaire de l’expulsion de la famille feu Ndjimbi dans le quartier London, l’OCP a de ce fait présenté une requête de réhabilitation de la famille Ndjimbi, de son dédommagement et exige des « excuses publiques » de la part de Jaber.
Il demande que l’ENA, l’EPCA l’INFASS, l’ENI et l’ENAM soient réouvertes aux externes pour résorber un temps soit peu le chômage des jeunes.

























