De société de transport public gratuit, mise sur pied pour pallier à la cherté de la vie, Trans’urb baptisée Le Ngori (gratuit en langue Obamba) passera désormais au mode payant pour ses passagers car l’Etat n’a pas respecté le paiement de la subvention promise et l’entreprise fait face à des manquements risquant de paralyser son activité.
Les difficultés opérationnelles rencontrées par le transporteur Trans’urb l’obligent à facturer dans un futur très proches ses services. Or, cette entreprise publique mise sur pied en 2020 avait pour vocation le transport gratuit des populations dans le Grand-Libreville.
Le 19 mai 2022, après une séance de travail avec le ministre des Transports, Brice Constant Paillat, son directeur général, Joël Lehman Sandoungout, a expliqué que l’entreprise souffre des lenteurs dans la mise à sa disposition de la subvention que le gouvernement s’était engagé à débloquer lors du lancement de la société.
Aujourd’hui, il fait face à la réalité du non-respect des engagements pris par le gouvernement.
« Nous observons des ralentissements dans les décaissements pour notre subvention. En effet, l’absence de subvention conséquente a pour impacts directs l’impossibilité d’achat des pièces détachées pour les bus, l’absence de bases techniques adéquates pour une maintenance optimale des engins et pour le renforcement des personnels techniques pour ne citer que ceux-là. Nous savons pouvoir compter sur le gouvernement pour faire le nécessaire afin de pallier cet état de fait », a déclaré le directeur général de l’entreprise, Joël Lehman Sandoungout.
Ainsi, pour éviter de mettre la clé sous le paillasson, l’entreprise se sent obligée de lancer la phase commerciale de ses prestations qui étaient gratuites depuis l’existence de l’entreprise.
Pour rappel, Trans’urb a transporté entre avril 2020 et décembre 2021, 17 710 238 passagers.

























