Il croyait défier les autorités malgré les casseroles qu’il traînait alors que la voie de sortie était montrée pour ne pas chercher un 3e mandat à problème. Pierre Alain Mounguengui (PAM) , 64 ans, élu pour un 3e mandat à la tête de la Fédération gabonaise de football, (Fégafoot) juste après 5 jours se retrouve enfermé après une longue audition dans les locaux de la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire (DGCISM), communément appelée B2.
Le crime de Pierre Alain Mounguengui est celui d’avoir gardé le silence alors qu’il était bien informé des des crimes de pédophilie dans les milieux du football dont il aurait eu connaissance.
Le président de la Fégafoot a été mis en confrontation avec Parfait Ndong, ancien membre de la ligue de football de l’Estuaire.
Parfait accuse le président d’avoir été informé par lui, car il est allé jusqu’à démissionner pour cause de pédophilie dans le milieu de football pour ne pas être complice.
Un média proche du pouvoir a indiqué, jeudi, peu avant la garde à vue du président de la Fégafoot que celui-ci risque 3 ans de prison ferme et 1 milliard de FCFA d’amende en vertu de l’article 170 du Code pénal.
L’article susmentionné dispose : « quiconque, ayant connaissance d’un crime déjà tenté ou consommé, n’a pas, alors qu’il était encore possible d’en prévenir ou limité les effets, averti aussitôt les autorités administratives ou judiciaires, est puni d’un emprisonnement de trois ans au plus et d’une amende de 1.000.000.000 de francs au plus ou de l’une de ces deux peines seulement »,
rapporte notre confrère de Gabonactu.com.
Cette affaire de pédophilie a surpris plusieurs personnes que le président lui-même ne sache rien alors qu’il est aux commandes du sport roi depuis 2014.
Pour rappel, la pédophilie en milieu sportif gabonais existe depuis plus d’une trentaine d’années. La condamnation de celle-ci a commencé depuis que le journaliste français Romain Molina a publié une enquête sensationnelle dans le quotidien londonien The Guardian. Beaucoup de médias nationaux ont pourtant lancé des alertes qui sont restées sans suite.
Suite à l’intervention du journaliste français de nombreux dirigeants, des entraineurs notamment sont en détention préventive à la prison centrale de Libreville pour avoir été cité dans cette enquête.
Un entêtement aux allures de défiance
Nous le disions déjà dans un article précédent, l’entêtement aux allures de défiance du gouvernement, de PAM à être candidat malgré sa nomination et le refus du poste d’Inspecteur général des services au ministère des Sports, lors du Conseil des ministres du 14 avril dernier, le plongerait indubitablement dans des ennuis graves après l’élection.
Lors de sa convocation, très médiatisée, à la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLEI) pour justifier les fonds mis à disposition pour le football gabonais, ses réponses mettaient en difficultés le ministère des Sports d’après certaines sources. Il reconnaissait seulement gérer l’argent de la FIFA et les fonds dégagés par l’Etat étaient gérés par le ministère.
Aujourd’hui, ses supporters voient dans les ennuis de PAM une volonté politique à le chasser de la Fégafoot.











































