Le syndicat des enseignants chercheurs (Snec) a organisé un point de presse ce vendresdi 4 mars 2022 à l’université Omar Bongo (UOB) durant lequel il a condamné l’arrestation et la mise sous mandat de dépôt du président de ce syndicat à la prison centrale de Libreville.
Le SNEC balaie d’un revers de la main les accusations faites contre Jean Rémy Yama. Déféré devant le parquet de la République le mercredi 2 mars dernier pour « abus de confiance » supposé, Jean Rémy Yama séjourne depuis 72 heures à la prison de Gros-bouquet.
Nathalie Sima Eyi, la vice-président dudit syndicat a appelé à la « mobilisation de tous en vue de sa libération » et d’interpeller la présidente de la Cour constitutionnelle sur les atteintes aux droits fondamentaux de tout individu.
Ainsi, le syndicat a démontré que ces accusations ne tiennent pas, elles sont tout simplement des fabrications.
Les enseignants-chercheurs n’ont pas manqué de montrer que SCI Serpentin est une société immobilière qui regroupe 316 membres appartenant au Snec. Il rappelle qu’il y a 60 logements entièrement construits et habités et 13 sont encore en travaux.
Le Snec a expliqué qu’
« Ekogho Thierry Blanchard est propriétaire de la parcelle n°418 sur lequel est érigée une bâtisse d’une valeur de 30 millions sur les 40 millions déposés. Un chèque de 10 millions lui a été proposé en guise de remboursement qu’il a refusé. » Pour l’autre plaignant, « Abdouramane Ibrahim Touré a déposé 3 millions de Fcfa et est propriétaire de la parcelle n°E576 où est érigé un sous-bassement d’une valeur estimée à 10 millions de Fcfa. »
« Makani Thomas, est propriétaire de la parcelle n°E464 et a déposé 3 millions de Fcfa.
Alors Medza Mve Samson Daudet est, lui, propriétaire de la parcelle n°250 et a déposé 1 million correspondant au droit à la parcelle ».
Puis de rappeler que: « les plaintes antérieures datant de 2018, de Thierry Blanchard Ekogho et d’Abdouramane Ibrahim Touré avaient été classées sans suite par l’ancien procureur de la République, Olivier Nzaou.
Thomas Makani et Samson Daudet Medza Mve « n’ont jamais notifié à la gérance de SCI-Serpentin leur désir de démissionner du projet » et l’interpellation de ces derniesr est intervenue comme une surprise.
Et ce, en violation des dispositions légales de l’article 1 de la mère des lois en ses alinéas 3 et 23. Les syndicalistes dénoncent l’absence de « garanties suffisantes de représentation ».
Pourtant, les plaintes déposées par le président Jean Rémy Yama contre Thierry Blanchard Ekogho et d’Abdouramane Ibrahim Touré sont curieusement restées sans suite », fait savoir le Snec.

























