Dans une lettre adressée à la présidente de l’Union nationale(UN) ce 26 janvier 2022, Paul-Marie Gondjout, ancien candidat malheureux à la dernière élection de la présidence de l’UN dézingue les choix de sa présidente. Pour le militant, par ailleurs Conseiller municipal de la ville de Lambaréné, les choix de la présidente n’appellent pas au rassemblement.
Dans son argumentaire, l’ancien Secrétaire exécutif adjoint de l’Union nationale rappelle que le processus électoral qui a conduit à « la nouvelle structure dirigeante de notre parti ayant été très heurté au point de causer des blessures de part et d’autre, nous gagnerions à les panser pour tourner la triste page et nous consacrer au rassemblement de tous dans le parti », a t-il déclaré.
Pour l’ancien candidat malheureux à l’élection de l’UN, il y a des méfaits énormes qui risqueraient de concourir à la dislocation de ce parti de l’opposition gabonaise car son fonctionnement en prendrait un coup. C’est ainsi qu’il rappelle à la présidente ses propos de la dernière rentrée politique du 8 janvier dernier qui prônaient « opportunément le rassemblement et la transparence comme mode de gestion du parti », a t-il précisé.
Au regard d’un certain nombre d’éléments, il estime que la présidente dans ses actions est en dichotomie avec ses propos du 8 janvier dernier.
Le premier élément d’absence de transparence selon le militant Gondjout est le fait qu’elle ait « délocalisé le siège du parti pour le transférer à son QG de campagne », annonce t-il dans la correspondance. Cette délocalisation s’est faite en l’absence de tout communiqué officiel. D’après le militant Gondjout, cela traduit l’idée de rompre avec l’histoire et les symboles du parti et des éclairages méritent d’être apportés.
Par ailleurs, il demande des explications sur la nomination de deux « représentants provinciaux (Haut-Ogooué et Ngounié) qui n’étaient pas militants du parti à la date de leur nomination », précise t-il. Pour lui, ces membres auront du mal à travailler avec des militants qu’ils ne connaissent pas. Aussi certains parmi ces « dirigeants qui ont dernièrement été nommés « s’ illustrent par des actes anti statutaires et des positions ou déclarations qui créent la confusion dans les esprits », se désole le candidat malheureux.
Dans la même lancée, il estime que les représentants provinciaux n’ont pas vocation à désigner les membres de bureaux de cellules ou de coordination.
Plus loin, Paul-Marie Gondjout va rappeler à la présidente de l’UN que la campagne d’adhésion organisée de 10 jours dans les carrefours de la capitale n’obéit pas à « l’article 20 alinéa 7 1er tiret des Statuts, complété par le 1er article du Règlement Intérieur » car les campagnes se font dans les organes de base dans un principe de permanence. Ce qui n’est pas observé par la nouvelle présidente de l’UN.
L’autre méfait et pas des moindres observé par le Conseiller municipal de Lambaréné est celui de l’annulation du fichier des membres du parti datant de 2014 sans communication officielle une fois de plus. Dans la même veine des fichiers, le dernier fichier qui a permis l’élection de la présidente va être réactualisé est: « une manœuvre inacceptable qui pourrait, le cas échéant remettre en cause votre élection à la tête de notre parti » a-t-il averti à la présidente.
« Les militants se plaignent de la liberté prise avec le logo du parti sur un compte professionnel WhatsApp au nom du parti. On y voit le logo sur un fond bleu autour duquel apparaît un double symbole mathématique qui change la nature du logo du parti en contrevenant aux dispositions de l’article 4 des Status sur le logo », fustige t-il.
Il va donc poursuivre son propos: « Voici madame, les quelques dysfonctionnements qui sont l’objet de l’inquiétude et du malaise au sein de nos rangs que je voulais soumettre à votre attention particulière ».
Il rappelle alors à la présidente de l’Union nationale de corriger tous ces méfaits avant qu’ils ne soient dommageables à leur parti.
Paul-Marie va donc rappeler: « la structure dirigeante n’a pas vocation à mettre en place un nouveau parti; pourtant les actes qu’elle pose laissent penser que c’est la voie qu’elle emprunte dans la perspective d’une refonte des organes de base dans un esprit de règlement de compte ou d’effacement d’un passé « genant ». Si tel est le cas, ce serait ici un coup porté à la cohésion du parti à quelques 18 mois d’élections nationales importantes et ce serait ici votre responsabilité qui serait largement engagée », menace t-il.
Dans tous les cas, les prémices de certains départs de l’Union nationale venant des adversaires de Paulette Missambo à l’élection du nouveau bureau du parti sont réunis.

























