Le législateur sud africain a voté ce mardi 21 novembre 2023 en faveur d’une motion appelant à la fermeture de l’ambassade d’Israël et à la rupture des liens diplomatiques jusqu’à ce qu’Israël accepte un cessez-le-feu à Gaza.
Depuis le début du conflit israélo-palestinien, les nations africaines sont fortement divisé sur le sujet, l’Afrique du Sud est une des voix du continent africain qui ne cesse de condamner les attaques d’Israël envers son voisin.
Le vote de la motion soutenue par le parti au pouvoir, l’African National Congress, a eu lieu alors que le président Cyril Ramaphosa, lors d’une réunion avec d’autres dirigeants mondiaux, a accusé Israël de commettre un génocide à Gaza.
La motion déposée par le parti d’opposition Economic Freedom Fighters a reçu le soutien de 248 membres du Parlement, tandis que 91 législateurs s’y sont opposés.
Un vote qui a eu lieu après que le représentant de la diplomatie Israélienne Eliav Belotserkovsky, en Afrique du Sud à été rappelé à Jérusalem pour une consultations.
Les relations diplomatiques entre les deux pays ont connu une montée des tensions à cause de la guerre à Gaza.
« Nous serons aux côtés de tous ceux qui défendent la paix et qui veulent une Palestine libre. La Palestine maintenant. Une Palestine libre… L’ambassade d’Israël devrait rester fermée jusqu’à ce qu’ils comprennent tous leurs actes malveillants. » a martelé Pemmy Majodina, députée du parti majoritaire à l’Assemblée.
Le président sud-africain a remis le couvert mardi lors d’une réunion virtuelle des pays des BRICS, à laquelle ont participé le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping.
Après avoir retiré tout son personnel diplomatique d’Israël en ce début de mois, l’Afrique du Sud prend davantage une position très radicale sur le sujet.
Rappelons que la Cour pénale internationale a été saisie la semaine dernière pour enquêter sur ce qu’elle appelle le « génocide » commis par Israël à Gaza. Il demande à la CPI de délivrer un mandat d’arrêt à l’encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Par Max Delys Robaky, stagiaire


























