L’administration Trump vient de frapper fort sur le continent africain. Dès fin juin 2026, elle supprime la délivrance de visas dans de nombreuses ambassades américaines. Désormais, seule une vingtaine de pays africains restent habilités, contre une cinquantaine auparavant. Radio France Internationale (RFI) a révélé cette information jeudi, citant une note interne américaine.
Ainsi, le Gabon figure parmi les pays exclus de ce dispositif consulaire réduit. Concrètement, tout Gabonais souhaitant un visa américain devra se rendre à l’étranger.
Des voisins désignés comme pôles consulaires de substitution
Trois pays proches du Gabon figurent heureusement sur la liste des pôles autorisés. Il s’agit du Cameroun (Yaoundé), du Togo (Lomé) et de la RD Congo (Kinshasa). Les candidats au départ vers les États-Unis devront donc obligatoirement transiter par l’une de ces capitales.
Pourtant, le motif officiel invoqué interpelle profondément. Washington justifie cette mesure par la lutte contre l’immigration clandestine. Or, « les Gabonais ne sont pas réputés être candidats à l’immigration clandestine. »
Des coûts prohibitifs pour les demandeurs gabonais
Cette décision engendre immédiatement des conséquences financières lourdes. Chaque demandeur devra désormais financer un billet d’avion international supplémentaire. À cela s’ajoutent les frais de séjour dans le pays de dépôt du dossier. Au total, le coût global d’une demande de visa américain va sévèrement augmenter.
Les ambassades maintenues pour des services limités uniquement
Dans les pays non retenus, les sections consulaires resteront néanmoins ouvertes. Toutefois, leurs missions seront strictement limitées. Elles traiteront uniquement les renouvellements de passeports américains, les urgences consulaires et quelques dossiers spécifiques. En revanche, « le traitement courant des visas d’immigrant et de non-immigrant sera transféré vers les pôles désignés. »
Finalement, cette réforme consulaire américaine frappe indistinctement pays stables et instables. Elle soulève de vives inquiétudes parmi les communautés africaines désireuses de voyager légalement aux États-Unis. Ne peut-on pas considérer cela comme un échec de la diplomatie gabonaise ? Seuls les experts habilités pour nous répondre.
Source : RFI, juin 2026










































