Les droits des étudiants de l’université des sciences et techniques de Masuku (USTM) dans le sud-est du Gabon, sont bafoués car ils sont privés de cours, de bonnes conditions d’études et de l’aide logement et pour ce faire ils ont déclenché une grève générale illimitée le vendredi 3 mars dernier.
Construite en 1987, l’USTM ressemble désormais à un champ de ruines où les conditions d’études et de logements des étudiants ne sont plus des droits d’où leur refus de s’accomoder à une telle réalité via la grève déclenchée le vendredi passé.
Les étudiants ont décidé de reconduire leur mouvement de grève cette fois-ci en fermant et en barricadant l’université depuis le grand portail qui donne accès au temple du savoir
En effet, les étudiants de l’USTM veulent la reprise des cours, l’amélioration de leur conditions d’apprentissage et de logements car pour beaucoup leurs moyens financiers ne leur permettent pas de trouver les logement à l’exterieur de l’université. Face à cette difficulté, le campus universitaire demeure la solution idoine.
Lieu abandonné plutôt qu’un cadre d’apprentissage
La seule université publique localisée dans une province dont est originaire le chef de l’État, Ali Bongo Ondimba. Elle croupit dans un état déplorable. L’USTM se dégrade chaque année un peu plus, faute d’investissement d’entretien, de rénovation et d’augmentation des structures d’accueil. Tout est dans une vétusté et une insalubrité qui facilitent la prolifération de maladies (paludisme, typhoïde) et de reptiles de tout genre (serpents, varans).
Par ailleurs, les salles de cours, de travaux dirigés, amphithéâtres et laboratoires de recherche sont d’un autre âge.
Depuis des lustres, le temple du savoir localisé à Franceville n’a plus subi de cure de jouvence alors que l’élite du pays est supposée y être formée.
Malgré ce décor planté, digne d’un capharnaüm, s’ajoute le manque criard d’enseignants. Le peu d’enseignants qui exercent sont obligés de faire des heures supplémentaires. Cela occasionne alors des primes supplémentaires qui ne sont pas toujours payées à temps et cela conduit aussi à des grèves répétitives des enseignants-chercheurs et des vacataires.
La grève qu


























