Tel un général entrant en campagne, Stéphane Iloko Boussengui a lancé, ce 29 mars 2025, sa conquête de la magistrature suprême. Dans une salle comble de Libreville, il a dressé l’étendard du renouveau en s’adressant directement à la jeunesse gabonaise, cette armée silencieuse trop souvent reléguée au rang de figurante dans le théâtre électoral. Son message, empreint d’une solennité de tribun, a sonné comme un appel à la mobilisation et à la lucidité.
S’autoproclamant « candidat du peuple », il a fustigé l’instrumentalisation de la jeunesse, souvent courtisée avant les urnes pour être ensuite abandonnée. Son discours, tranchant tel un glaive, a porté une mise en garde : « Ne vous laissez pas éblouir par des richesses sans racines, dont l’origine demeure obscure ». Il a ainsi invité à une prise de conscience collective, fondée sur la réflexion et l’engagement responsable.
S’il n’a pas encore levé totalement le voile sur son programme, il en a esquissé les contours stratégiques. Son ambition ? Redonner au Gabon son autonomie économique, en brisant les chaînes d’une dépendance financière devenue insoutenable. Il dénonce l’absurdité d’un pays aux ressources abondantes mais tributaire des capitaux étrangers. Pour y remédier, il prône un retour à une économie ancrée dans la valorisation des richesses locales et l’industrialisation.
Médecin de formation, Stéphane Iloko Boussengui veut soigner les plaies profondes du système de santé. Il s’insurge contre le manque d’infrastructures et l’obsolescence des équipements hospitaliers, promettant une modernisation ambitieuse du secteur. Il en va de même pour l’éducation, où il projette des réformes visant à redonner ses lettres de noblesse au métier d’enseignant et à garantir des conditions d’apprentissage dignes.
Sur le front de l’emploi, il propose une allocation pour les demandeurs d’emploi, une première au Gabon. Concernant la gouvernance, il refuse la suppression du Sénat, préférant une réduction du nombre de sénateurs pour une gestion plus efficiente.
Dédaignant les mirages d’un projet immobilier controversé, il mise sur un plan de modernisation des transports, avec un réseau ferroviaire pour désenclaver Libreville. Le combat est lancé, la bataille des idées ne fait que commencer.










































