Pour la sécurité maritime, le Gabon se prépare à une transformation majeure avec l’introduction d’un nouveau système d’identification automatique (SIA) et d’enregistreurs de données de voyage sur certains navires. Cette initiative, orchestrée par le ministère des Transports, vise à renforcer la sécurité en mer, prévenir les accidents et améliorer la régulation du secteur maritime, tout en répondant aux normes internationales, notamment la Convention SOLAS et le code CEMAC de la Marine marchande.
Le ministre des Transports, de la marine marchande et de la mer, le capitaine de vaisseau Dieudonné Loïc Ndinga Moudouma, a présenté ce projet de loi devant les députés de la transition le jeudi 26 décembre dernier. Il a souligné que cette mesure permettra aux autorités maritimes de suivre en temps réel les mouvements des navires, d’échanger des informations cruciales pour la sécurité et de mieux réagir en cas d’incident ou d’accident en mer.
Le projet de loi sera appliqué dès 2025 dans les eaux du Gabon, ciblant spécifiquement les navires de jauge brute égale ou supérieure à 300 tonneaux effectuant des voyages internationaux, les navires de charge de jauge brute égale ou supérieure à 500 tonneaux naviguant au niveau national, ainsi que tous les navires transportant des passagers, quelle que soit leur taille ou leur mode de navigation.
« L’élaboration de ce projet de loi est motivée par des raisons de sécurité, la prévention des collisions en mer et la capacité à mieux réagir en cas d’accident. Il vise le renforcement du cadre législatif en matière de sécurité maritime », a déclaré Dieudonné Loïc Ndinga Moudouma devant le Parlement.
Vers une meilleure gestion des activités maritimes
Ces équipements modernes permettront de limiter les risques de collision et d’assurer une gestion plus rigoureuse des activités maritimes, y compris la pêche. Cette réforme marque un pas important vers la modernisation du cadre législatif du secteur maritime au Gabon, alignant le pays sur les standards internationaux en matière de sécurité maritime et de développement durable.
En défendant ce texte, le ministre des Transports a insisté sur la nécessité de se conformer aux exigences du chapitre V de la Convention SOLAS et sur les avantages qu’il apportera pour la protection des passagers, des équipages et des ressources marines. Si elle est adoptée, cette réforme renforcera la régulation du secteur tout en contribuant à la sauvegarde de la vie humaine en mer et à une meilleure gestion du trafic maritime national et international.
Un passé tragique motive les réformes
Le secteur de la sécurité maritime du Gabon a été marqué par le naufrage du navire Esther Miracle, un drame qui souligne l’urgence de prendre des mesures en matière de sécurité. Il est impératif que les autorités maritimes et le gouvernement prennent toutes les dispositions nécessaires pour éviter de telles tragédies à l’avenir. Longtemps négligé, le secteur maritime a besoin d’une surveillance rigoureuse pour garantir la sécurité de ses opérations.
L’adoption et la mise en œuvre de ce système d’identification automatique pourraient apporter une amélioration significative au secteur dès l’année prochaine, en renforçant la sécurité et la régulation des activités maritimes.
Par Max Delys Robaky









































