Parti de Libreville le 15 juin dernier par avion médicalisé en raison d’un cancer du côlon aggravé contracté durant ses quatre années de détention à la prison centrale de Libreville, Brice Laccruche Alihanga va subir plusieurs opérations chirurgicales à Nice, en France, selon Jeune Afrique.
Hospitalisé dans une clinique spécialisée de Nice, Brice Laccruche Alihanga doit subir plusieurs interventions chirurgicales suivies de séances de chimiothérapie. Les médecins sont formels : il faudra au moins sept mois pour que BLA retrouve une forme acceptable.
En effet, son apparence physique témoigne d’une souffrance intense due à ce cancer qui le ronge. Son état de santé s’est davantage détérioré, selon ses avocats, en raison des charges émotionnelles imposées par sa participation à deux procès distincts orchestrés par la Cour criminelle spécialisée de Libreville. En mai et début juin, malgré son état chancelant, la justice l’a forcé à comparaître, ajoutant à sa peine physique une épreuve psychologique insupportable.
Les avocats de Brice Laccruche Alihanga dénoncent un acharnement judiciaire marqué par une absence criante d’humanité et d’empathie envers un homme malade qui clame son innocence. Ils soutiennent que le dossier est vide et que les chefs d’accusation, corruption, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux, sont sans fondement et montés de toutes pièces.
Face à la dégradation de la santé de leur client, le président de la Transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, a ordonné l’affrètement d’un avion médicalisé marocain le 15 juin. Ce geste humanitaire a été salué par ses avocats comme une preuve d’empathie et de compassion.
« Le Président a montré son humanité et doit persévérer dans cette voie. L’abandon des charges s’imposait déjà pour la crédibilité de la justice », a déclaré Anges Kevin Nzigou, avocat de la défense, à Jeune Afrique.
Cette affaire met en lumière le manque d’humanité de la Cour criminelle spécialisée de Libreville, soulevant des questions sur l’éthique et l’empathie dans le traitement des détenus malades. Le calvaire de Brice Laccruche Alihanga, entre les griffes de la justice et les affres de la maladie, résonne comme un appel à une justice plus humaine et compatissante.


























