Selon l’étude menée sur le bilan d’Ali Bongo Ondimba pour son deuxième septennat de 2016 à 2023, par deux compatriotes, l’analyste économique Mays Mouissi et le journaliste Harold Leckat, il ressort qu’il est très médiocre. Sur les 105 promesses seulement 12% ont été réalisées par le candidat Ali Bongo Ondimba qui se faisait réélire selon les institutions, mais dans une contestation jamais égalée dans l’histoire démocratique de notre pays.
Au terme de son deuxième septennat obtenu malgré la très grande contestation de plusieurs compatriotes en 2016, le président Ali Bongo Ondimba va devoir faire face au bilan de sa gouvernance qui vient d’être scruté par ses propres compatriotes aussi efficaces, parfois mieux, que les experts venus d’ailleurs payés toujours à coût de milliards de FCFA. Cette étude menée en utilisant des méthodes scientifiques de vérification et surtout d’évaluation a permis de condenser 105 promesses faites aux Gabonais par Ali Bongo Ondimba, dans un document de 196 pages, téléchargeable sur internet. Résultat de course, 12% seulement des réalisations sur les 105 promesses ont été tenues.
En effet, le projet «Mon engagement pour un Gabon émergent», comprenait 105 promesses réparties en 3 priorités : la paix, l’emploi pour tous et une meilleure qualité de vie. En scrutant tout cela, le bilan d’Ali Bongo Ondimba, à la veille de la sollicitation d’un troisième mandat est médiocre, car 56% des promesses n’ont pas été tenues, 20% ont été très partiellement réalisées, 11% partiellement réalisées, 12% totalement réalisées, et 1% n’ont pu être évaluées.
Il faut relever les quelques rares succès sur l’adoption des textes législatifs, le secteur portuaire et la construction d’établissements d’enseignement à Libreville avec l’aide de l’Agence française de développement. Rien n’aurait été fait si le partenaire français ne s’était pas lancé dans le projet car le premier septennat d’Ali Bongo Ondimba, aussi bien que le 2e le prouve: bilan médiocre. Par exemple, 700 crèches ont été annoncées, mais aucune n’a été construite.
Parmi les nombreuses promesses non tenues, les plus notables sont dans l’infrastructure, la construction des routes quasi inexistante, les barrages hydroélectriques sont une vue de l’esprit, car Libreville et d’autres villes du Gabon connaissent des problèmes, d’approvisionnement en eau et en électricité, le traitement des déchets, le développement immobilier et le tourisme d’affaires. Par exemple, pour le site de la Cité de la Démocratie, 110 000 mètres carrés ont été promis pour offrir des bureaux afin que les fonctionnaires aient de meilleures conditions de travail, mais rien n’a été fait et la nature a repris tous ses droits, car il est rempli d’herbes.
Les contraintes exogènes et endogènes comme la Covid-19 et l’AVC d’Ali Bongo ne peuvent justifier un bilan de réalisation de 12% des promesses sur 7 ans. Le problème de gouvernance et de stabilité de gouvernance justifieraient également l’échec d’Ali Bongo Ondimba selon Mays Mouissi, car on ne peut avoir 10 remaniements ministériels en 7 ans : les investisseurs finissent par être déroutés.
Le régime d’Ali Bongo a refusé d’être transparent et d’être évalué tout le long du septennat, car “on ne sait pas changer ce qu’on ne sait pas mesurer”, a déclaré Mays Mouissi.
Fort d’un tel constat amer du bilan d’Ali Bongo Ondimba, notre confrère Gabon Review a évalué cela en termes de note sur 20 et il ressort que, le très probable candidat à l’élection présidentielle de 2023, Ali Bongo Ondimba a eu 2,5/20, donc un bilan très médiocre. Pour l’un des auteurs de cette étude, Mays Mouissi, il s’agit pour les Gabonais de se faire leur propre idée sur le candidat Ali Bongo Ondimba avant les élections.










































