C’est la révélation que Africa intelligence a faite, dans sa parution du 20 juin courant, celle du choix de Pascaline Bongo, fille aînée du défunt président Omar Bongo, qui a plaidé pour un maintien de son frère aux affaires, Ali Bongo Ondimba, au détriment du père de ses deux enfants, Jean Ping, auprès du président Denis Sassou Nguesso à Brazzaville. Or, le père de ses enfants croirait fortement à son arrivée au pouvoir sous peu, ce qui pourrait être une stratégie de sabotage.
En effet, selon notre confrère, Pascaline Bongo Ondimba a rencontré discrètement Sassou Nguesso le 10 juin courant, dans sa résidence privée de Mpila à Brazzaville. Cette rencontre a été organisée par Denis Omar Junior Bongo, petit-fils du président congolais.
Cette retrouvaille viserait à obtenir le soutien d’une potentielle candidature à la présidentielle 2023 du président Ali Bongo et permettre un dégèle entre Brazzaville et Libreville.
« Pascaline Bongo a fait état de la situation de la campagne présidentielle gabonaise, alors qu’Ali Bongo a entamé le mois dernier une tournée dans les provinces du pays. L’ancienne haute représentante d’Ali Bongo, éloignée du palais depuis 2019 sous l’influence de la première dame gabonaise Sylvia Bongo, a profité de cette rencontre afin de plaider pour une relation apaisée entre les deux présidences », a soutenu notre confrère.
C’est dire que Pascaline, malgré la mise à l’écart par son cadet Ali Bongo Ondimba et sa belle-sœur Sylvia Bongo, a fait clairement le choix de soutenir sa candidature pour un troisième mandat, encore non annoncée. Conséquemment, on pourrait penser que la fille aînée de feu Omar Bongo Ondimba, Pascaline Bongo a fait le choix de son frère Ali Bongo Ondimba au détriment de la revendication du père de ses enfants, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine, par ailleurs président de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), Jean Ping, qui revendique toujours « son élection de 2016 ».
« L’ancienne compagne de Jean Ping, père de ses deux enfants, a par ailleurs abordé la situation de l’opposant gabonais actuellement à Paris pour des consultations médicales (AI du 26/05/23). La participation de ce dernier au prochain scrutin reste encore incertaine », a conclu notre confrère très proche de certaines présidences d’Afrique francophone.
Dans tous les cas, le choix de Pascaline Bongo va être confronté à celui des pourparlers qui se déroulent actuellement à Paris. Un échantillon important de la classe politique gabonaise y est représentée par Jean Ping et ses équipes, puis Ali Bongo Ondimba et ses proches. Plusieurs décisions sur l’avenir du Gabon seraient prises, sans la participation des Gabon.










































