L’ancien homme fort du régime Omar Bongo, Jean Pierre Lemboumba Lepandou, par ailleurs l’une des personnalités ayant contribué à l’arrivée d’Ali Bongo en 2009 au pouvoir, a , à nouveau, rencontré, l’opposant Jean Ping, à Paris ce mardi 1er août 2023 pour définir les contours du Gabon d’après, car les deux hommes croiraient fortement à une nouvelle République, via une transition pacifique, malgré les élections déjà en préparation pour le 26 août 2023.
Ceux qui connaissent la politique au Gabon depuis l’ère Omar Bongo Ondimba savent que Jean-Pierre Lemboumba Lepandou a été l’un de ses collaborateurs les plus futés et héritier de son réseau d’amis à l’international dans les milieux politiques et financiers. Connu pour être un faiseur de roi, tirant toujours les ficelles dans l’ombre, il préfère la diplomatie souterraine qu’être lui-même sous les projecteurs. C’est dans cette logique qu’il a plaidé en 2009 auprès de ses amis les français, soutenu par Robert Bourgy, à valider la candidature d’Ali Bongo Ondimba comme président du Gabon, face à celle de Mba Obame et Pierre Mamboundou. Son plaidoyer avait fini par convaincre Nicolas Sarkozy, le président français de l’époque.
En 2016, Jean-Pierre Lemboumba Lepandou a pris fait et cause pour son ancien collègue et successeur de directeur de cabinet d’Omar Bongo Ondimba, Jean Ping.
Après l’élection très contestée d’Ali Bongo Ondimba en 2016 face à Jean Ping, Jean-Pierre Lemboumba Lepandou a décidé de batailler très fort pour conduire son ami à l’exercice du pouvoir après que celui-ci aurait été « victime d’un hold-up électoral ».

Pour l’ancien collaborateur d’Omar Bongo Ondimba, la vérité des urnes de la présidentielle de 2016 devrait être rétablie. Toujours selon lui, les élections transparentes ne concernent que ceux qui y croient, mais pas lui.
Cet homme, qui avait mis en difficulté la gestion politique et financière d’Omar Bongo Ondimba en fermant les vannes de certains bailleurs de fonds du Gabon, lors de sa brouille avec ce dernier, aurait soutenu et financé la candidature de Mba Abessolo à la présidentielle de 1993.
Aujourd’hui, les deux hommes auraient décidé de voir le Gabon d’après sans le président Ali Bongo Ondimba à la tête du pays. Les réseaux africains et occidentaux sont mis à contribution pour parvenir à cette fin.
Désormais Jean Ping et Jean-Pierre Lemboumba Lepandou voient le Gabon d’après, sans Ali Bongo Ondimba comme chef d’État. D’après certains proches de JPLL, il aurait fait la promesse de faire partir du pouvoir celui qu’il aurait réussi à y faire accéder.
Dans tous les cas, Alain Claude Bilie-By-Nze leur a rappelé lundi lors d’un conseil de cabinet que leur idée d’une transition politique, même pacifique, n’est qu’une vue de l’esprit car les élections auront lieu à la date fixée. L’avenir nous le dira.










































