Suite à la demande d’excuses de Max Anicet Koumba le 1er novembre 2021 à la communauté fang, l’homme de Dieu, Philippe César Boutimba Dietha, lui a adressé une correspondance dans laquelle il note comme une absence volontaire à ne pas citer la communauté heurtée, condamnée et stéréotypée. Ce qui laisse transparaître une simple formalité requise par les autorités. Lecture !
Monsieur le Président,
Je vous supplie de bien vouloir tolérer ma modeste prise de parole dans le corps de garde national, en tant que fils et en tant que membre du clergé. La Bible que la tribu chéyi a confiée à ma grand-mère maternelle depuis la fin des années 1930, dit ceci: « Ne réprimande pas rudement le vieillard, mais exhorte-le comme un père. » (1 Timothée 5.1).
L’éducation de vos frères et sœurs m’interdit d’alimenter une polémique étrange. Les nzèbi disent que l’aveugle ne traverse jamais une bagarre. Je suis venu plutôt imiter votre idéal républicain, tout en apprenant par l’observation. C’est précisément ce que l’un de vos frères m’avait dit un jour: « le poussin suit aveuglément sa mère, jusqu’à ce que celle-ci tombe dans la fosse« .
Monsieur le président, je n’avais pas souscri à la stigmatisation du peuple Ekang, je n’ai pas compris le refus de les citer nommément dans vos excuses à la nation. Je prie qu’un jour, Dieu vous donne une occasion de vous adresser directement à vos concitoyens fang, dont les ramifications sont aujourd’hui dans toutes nos familles, y compris certainement la vôtre. Cela permettrait de laver définitivement l’affront que ces compatriotes ont éprouvé lors de votre discours au Conseil National de la Démocratie. En effet, un de vos frères m’avait dit un jour: « tant qu’il reste un seul fruit sur l’atangatier, les cailloux n’arrêteront jamais de pleuvoir sur l’atangatier ».
Merci de m’avoir accordé un peu de votre attention. Que Dieu bénisse le Gabon









































