Une bataille est en cours dans le sud de la France autour d’un masque fang, rarissime du 19e siècle, ramené par un gouverneur colonial français, probablement lors d’un séjour au Gabon.
Le masque fang acheté à 150 euros par un brocanteur a été revendu aux enchères pour plus de 4 millions l’an dernier. Une plainte a été déposée par ses anciens propriétaires. Voici que l’État gabonais rentre dans la danse pour récupérer ce vestige ancestral en saisissant la justice française pour demander l’annulation des ventes du masque et sa restitution.
Au Gabon l’heure est décidément et à la restitution de la dignité du peuple longtemps foulée au sol. C’est ainsi que le gouvernement de la transition a saisi la justice française pour récupérer un masque fang, mis aux enchères à Montpellier. Deux avocats se sont présentés mardi 31 octobre devant le tribunal d’Alès dans le sud de la France, pour représenter le gouvernement de transition du Gabon.
Le gouvernement du Gabon souhaite que les ventes successives de ce masque rarissime soient annulées vu qu’il ne reste qu’une dizaine d’exemplaires dans le monde, ainsi que son rapatriement au Gabon et la consignation des fonds.
De prime abord, la justice a été saisie par le couple d’octogénaires qui possédaient le masque en bois sculpté apanage d’une société secrète du peuple fang, au Gabon, avant de vendre à un brocanteur à 150 euros, il y a deux ans.
Quelques mois plus tard, le masque était vendu aux enchères pour plus de quatre millions. Le couple demande l’annulation pure et simple de la vente. Et à défaut de pouvoir récupérer l’objet de leur aïeul, la valeur de la vente aux enchères.
Parallèlement en septembre dernier , l’État du Gabon a également déposé une plainte pour recel à Montpellier, quelques mois après le collectif dénommé Gabon Occitanie. Alors qu’ils demandent sa restitution, mes avocats regrettent que l’on ignore désormais où se trouve le précieux masque acheté par un collectionneur anonyme.
(source RFI)


























