L’Assemblée nationale du Gabon jette un regard sur le concours de l’ENA et les déguerpissements de Plaine‑Oréty
L’opinion publique a été mobilisée sur des sujets tels que les soupçons de fraude pendant le concours d’entrée à l’École nationale d’administration (ENA) et les déguerpissements de Plaine‑Orety.
Ces faits restent d’actualité. L’Assemblée nationale, quittant le silence supposé après observation, a décidé de se pencher sur ces dossiers en ouvrant une enquête parlementaire avec auditions de plusieurs membres du gouvernement, dans un souci de transparence, afin de se forger sa propre opinion.
Cette institution veut renforcer son contrôle parlementaire pour un meilleur suivi de l’action gouvernementale et répondre aux préoccupations des gabonais : tel est l’objectif de cette session qui prendra fin le 30 juin 2025. Lors de la réunion du bureau et de la conférence des présidents, mardi 17 juin, la semaine écoulée, plusieurs résolutions ont été adoptées concernant ces sujets, qui ont émergé dans la conscience collective, dont le concours de l’ENA organisé il y a quelques mois, qui a suscité plusieurs controverses pour des soupçons de fraude. À ce titre, une proposition de création d’une commission spéciale chargée d’enquêter sur les irrégularités constatées et ayant entravé le bon déroulement de cet examen a été soumise.
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Un autre dossier phare traité par l’assemblée nationale est la situation des déguerpissements de Plaine‑Orety, qui a soulevé les foules : une enquête sera ouverte afin de mettre en lumière les conditions d’exécution de cette opération, l’identification des personnes touchées et les modalités d’indemnisation.
« Nous avons le devoir de redonner confiance aux citoyens envers leurs institutions. Cela passe par des actions concrètes, la transparence et des comptes rendus », a déclaré Jean‑François Ndongou, président de l’Assemblée nationale de la Transition.
Un exercice de questions orales est prévu à l’égard des membres du gouvernement : les parlementaires comptent obtenir une vue claire sur la gestion des marchés publics entre 2023 et 2025.










































