À Paris, le président gabonais Oligui Nguema savoure les honneurs d’une visite d’État. Pourtant, un parti français dénonce vivement ce choix diplomatique. Les Écologistes accusent la France de cautionner un pouvoir jugé autoritaire qui ne respecte pas les droits humains.
Le 20 juillet, Les Écologistes ont publié un communiqué signé par Aminata Niakaté. Selon ce texte, les militaires arrivés au pouvoir en 2023 promettaient un retour rapide à la démocratie. Or, ces engagements restent largement inaccomplis aujourd’hui. Le parti pointe des violations répétées de la Charte de transition de la part d’Oligui Nguema qui est aujourd’hui à Paris. Il critique également le dialogue national et le référendum organisés depuis. Ainsi, le score de près de 95% obtenu à la présidentielle interroge sérieusement. Par conséquent, plusieurs voix questionnent la sincérité réelle du scrutin face à sept adversaires. De surcroît, le parti estime que le pluralisme politique s’est nettement affaibli depuis 2023. En parallèle, les contre-pouvoirs institutionnels peinent visiblement à retrouver une véritable influence.
Des libertés fragilisées, selon Paris et l’ONU
De plus, le communiqué évoque une dérive autoritaire inquiétante régnant au Gabon et malgré cela Oligui Nguema est reçu à Paris avec les grands honneurs. Il cite les rapports récents du bureau régional de l’ONU pour l’Afrique centrale. Plusieurs figures politiques demeurent détenues, dont l’ancien Premier ministre Bilie-By-Nze. Depuis février, les réseaux sociaux restent suspendus dans le pays. En outre, des syndicalistes et opposants subissent des pressions croissantes. Certains, comme Albert Ondo Ossa, vivent aujourd’hui en exil forcé. Par ailleurs, plusieurs médias indépendants dénoncent également des pressions constantes sur leur travail. Simultanément, des militants des droits humains rapportent aussi un climat local nettement plus tendu.
Une économie toujours sous tension
Malgré les richesses naturelles, la vie quotidienne reste difficile pour beaucoup. L’accès à l’eau, à l’électricité et aux soins demeure limité. Enfin, des accusations de corruption persistent autour de la gestion publique et des ressources naturelles nationales. De même, une récente réforme des partis politiques inquiète fortement l’opposition locale. Concrètement, cette loi pourrait durablement restreindre l’émergence de nouvelles formations politiques réellement indépendantes et crédibles. Bien que tous ces problèmes soient soulevés,
Un appel pressant adressé au gouvernement français
En définitive, Les Écologistes exhortent Paris à revoir sa position concernant le pouvoir Oligui Nguema. Ils réclament la libération des prisonniers politiques et syndicaux. Ils souhaitent également des élections transparentes, sous observation internationale reconnue. Car selon eux, soutenir la démocratie exige de la cohérence partout. Ainsi, la coopération franco-gabonaise devrait dépendre du respect des droits humains. Autrement dit, les intérêts économiques ne sauraient justifier ce silence prolongé. Pour conclure, le parti réaffirme sa solidarité envers le peuple gabonais tout entier, réclamant justice sociale et transparence réelle.










































