Ancien député de Moanda, dans la province du Haut-Ogooué, Jean-Valentin Leyama est sorti du bois. Il l’a fait récemment à travers une tribune. Il répond ainsi à la polémique lancée par Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi. Ce député du 2e siège de la commune d’Akanda demande la suppression des régimes spéciaux de retraite des parlementaires. Depuis sa ville natale, Jean-Valentin Leyama fustige le procès fait aux parlementaires.
Ainsi, il considère que « c’est une fixation qui n’a pas de fondement matériel. Au regard des situations des autres haut cadres politico-administratifs, les parlementaires sont les moins lotis du pays. » Il avance une indemnité mensuelle nette de 1,5 million de FCFA. Il explique que les autres montants, plus de 6 millions de FCFA, sont des frais. Ils couvrent des moyens liés à l’exercice du mandat.
Une pension de 1,1 million de FCFA après un mandat complet
Concernant la retraite, il indique qu’après un mandat complet, la pension pourrait atteindre 1,1 million de FCFA brut. Il précise qu’on aurait prélevé une cotisation retraite de 10 % de l’indemnité pendant le mandat. Ces chiffres nourrissent le débat sur les régimes spéciaux de retraite des parlementaires. Jean-Valentin Leyama les présente comme le reflet de la situation réelle des élus. Selon lui, ils restent modestes.
Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi a lancé la polémique sur les régimes spéciaux de retraite. Ce député du 2e siège de la commune d’Akanda en demande la suppression. Depuis Moanda, sa ville natale, Jean-Valentin Leyama répond à cette demande. Pour lui, la fixation sur ces régimes n’a aucun fondement matériel. Les parlementaires seraient, selon lui, les moins lotis des hauts cadres politico-administratifs du pays. Le débat s’intensifie.
Un éclairage chiffré qui relance le débat sur les privilèges
Ce texte apporte un éclairage chiffré sur les « malheurs » des élus nationaux. Pourtant, il semble plutôt donner raison à la proposition du vice-président de l’Union nationale. Ce dernier en appelle au sens de responsabilité des élus pour revoir enfin la copie de ces privilèges. Il vise surtout les régimes spéciaux de retraite des parlementaires gabonais. En effet, on peut noter leur caractère dispendieux et disproportionné.
Ce caractère disproportionné tient à la réalité sociale, disons-le, difficile de leurs chers « électeurs ». Ainsi, le débat dépasse les chiffres avancés par Jean-Valentin Leyama. Il engage la responsabilité des élus face à leurs concitoyens. D’un côté, Jean-Valentin Leyama défend les indemnités des parlementaires. De l’autre, le vice-président de l’Union nationale réclame une révision des régimes spéciaux. Le débat public reste donc ouvert sur ce sujet.












































