Libéré le 13 septembre 2022 nuitamment, l’ancien prisonnier politique Bertrand Zibi Abeghe a réservé sa première visite officielle au président de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), Jean Ping, en lui rendant visite ce jeudi 15 septembre 2022 à son domicile des Charbonnages. Il demeure fidèle à ses convictions vis-à-vis de Jean Ping.
Lire aussi : Bertrand Zibi Abeghe a decliné l’offre d’Ali Bongo en prison
«Je crois en vous. Je n’ai jamais douté de vous», a déclaré celui qui était connu comme le prisonnier le plus célèbre du Gabon, Bertrand Zibi Abeghe Jean Ping lors de leur première rencontre après six ans.
Celui qui a clairement rejeté la proposition du président Ali Bongo Ondimba depuis sa cellule via le Cochef de la Garde républicaine n’a pas hésité de dire ce qu’il pense de la lutte de l’adversaire d’Ali Bongo à l’élection présidentielle de 2016. «Je crois en vous. Je n’ai jamais douté de vous», a-t-il déclaré .
L’ancien député du Parti démocratique gabonais (PDG) de Bolossoville (Minvoul), Bertrand Zibi Abeghe n’a fait que tenir la promesse qu’il a faite lors de sa première prise de parole officielle, celle de réserver sa première visite officielle à Jean Ping. Dans la même veine, il a réitéré à Jean Ping ses convictions vis-à-vis de lui.
Bertrand Zibi Abeghe est allé chez Jean Ping pour le remercier pour son soutien durant son bail de six ans à la prison de Gros Bouquet. Ce fut également l’occasion pour l’opposant au régime de Libreville de raconter toute la réalité qu’il a vécue à la maison carcérale de Libreville, y compris ces codétenus.
Un fils chez son père
«C’est un fils qui vient dire merci à son père. Il n’y a pas de spéculations là-dessus. J’ai tout entendu. Je suis Bertrand Zibi. Quand je ne veux pas, je ne veux pas ! L’heure n’est pas encore au discours, mais à une introspection, d’abord individuelle et ensuite collective parce que l’ami de la nuit n’est parfois pas celui du jour», a-t-il déclaré. Il a en maintes reprises pris Jean Ping dans ses bras en signe d’affection et d’attachement à sa personne.
Face aux nombreux départs enregistrés après son incarcération au sein de la CNR, il a voulu rassurer son père : «je crois en vous. Je n’ai jamais douté de vous». Il va ajouter : « On m’a dit des choses pour que quand je sors de prison, j’engage une bagarre stérile», a-t-il regretté.Pour Bertrand Zibi Abeghe, « il y a ce vert-jaune-bleu. Il y a le Gabon qui, en 2016, a élu son président qui est Jean Ping », a-t-il rappelé.
Le porte-parole de la CNR, le président Vincent Moulengui Boukossou a pris la parole pour souhaiter un bon retour à Bertrand Zibi au sein de sa famille.










































