La ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, s’est exprimée ce mardi 22 septembre 2026. Elle a détaillé les conclusions de la Commission exceptionnelle des litiges. Ce travail fait suite au recensement que la Task-Force a mené dans les administrations.
Au total, les enquêteurs ont identifié 1 765 agents absents de leur poste. Parmi eux, la commission retient 1 473 cas d’abandon de poste. Ainsi, l’État entend assainir durablement son fichier. Il veut surtout mettre fin à des situations irrégulières installées depuis longtemps.
Pourquoi les noms resteront confidentiels
Cependant, la ministre de la Fonction publique écarte toute publication de la liste. Selon elle, ce dossier concerne uniquement l’agent et son employeur. Elle juge qu’une diffusion exposerait injustement les personnes concernées. « Elle ne regarde personne », a-t-elle tranché.
En effet, Laurence Ndong rappelle que ces agents ont des familles et des enfants. D’après elle, ils n’ont commis aucun crime. Toutefois, ils doivent assumer une faute professionnelle aux conséquences réelles.
Des agents installés à l’étranger
Par ailleurs, les enquêteurs ont croisé les données avec les services de documentation et d’immigration. Grâce à ce travail, ils ont localisé plusieurs agents hors du pays. D’autres, en revanche, restent introuvables. L’administration n’a aucune nouvelle de ces derniers.
De plus, l’opération met au jour de graves dysfonctionnements administratifs. On relève des absences tolérées, des actes antidatés et des signatures hors compétence. Certains services ont même recruté sans le visa des ressources humaines. Désormais, le ministère veut rétablir la rigueur dans l’administration.
11 milliards de FCFA d’économies attendues
Pour rappel, la commission a instruit les dossiers du 8 juin au 24 juillet 2026. Elle s’est appuyée sur le statut général des fonctionnaires. Ce texte prévoit la révocation après trois mois d’absence injustifiée. Les dossiers touchaient aussi les retraites, les décès et le présalaire.
Concrètement, l’Éducation nationale arrive en tête avec 384 dossiers, dont 269 abandons. Ensuite, la Santé compte 222 situations, dont 158 abandons. Enfin, l’Économie et les Finances totalisent 111 dossiers. L’impact financier atteint 11,319 milliards de FCFA. Le Conseil des ministres retient une économie proche de 11 milliards.
Des sanctions possibles pour les responsables
Enfin, Laurence Ndong prévient les auteurs d’éventuelles irrégularités administratives. Selon elle, toute personne jugée responsable subira les sanctions que prévoit la loi. Ainsi, le gouvernement affiche sa volonté de restaurer la discipline. Cette opération marque donc une nouvelle étape dans la réforme de l’administration gabonaise.












































