Double scrutin présidentiel et législatif ce lundi 07 novembre 2020, les Ghanéens choisiront leur prochain Chef de l’Etat entre le président sortant, Nana Akufo-Addo, et son prédécesseur et rival, John Mahama, puis leurs représentant à l’Assemblée nationale. Cette lutte pour le contrôle de l’une des plus grandes démocraties africaines est un enseignement qui manque chez les Francophones.
‘’J’ai confiance dans le processus électoral, et je suis heureux de dire que nous accepterons le souhait du peuple ghanéen’’, a déclaré le président sortant. Cette déclaration fait suite à une rencontre entre les deux grands candidats à cette élection car le président sortant, Nana Akufo-Addo, et son prédécesseur et adversaire, John Mahama, ont signé un ‘’pacte de paix’’. Ce pacte consistera à préserver la paix puis à accepter le verdict des urnes peu importe le vainqueur. L’image de cette cérémonie est devenue très virile sur les réseaux sociaux.
A part ces deux ‘’mastodonte de la politique ghanéenne’’, il y a dix autres candidats qui ne pèsent pas vraiment tant est que lors des dernières élections ils n’avaient pas atteint chacun en ce qui le concerne le score de 1 %.
On s’attend moins à des violences car le Ghana n’est pas accoutumé à ces réalités peu démocratiques observées dans les pays francophones. Il est même considéré comme la 6ème démocratie africaine selon le classement 2019 de l’Economist Intelligence Unit nous informe notre confrère.
L’un des pères fondateurs de ce pays Kwame Nkrumah fut renversé en 1966, et le pays plongea dans une phase d’instabilité politique, émaillée par des coups d’État continuels mais arrêtés par Jerry Rawlings en 1981, mort le mois dernier. Il introduira le Ghana dans la cour des pays démocratique en 1992 avec l’adoption d’une nouvelle Constitution.
Aujourd’hui de tels dirigeants font défaut aux pays francophones où des Chefs d’Etat s’accrochent parfois au prix du sang de ceux qu’ils sont supposés gouverner.
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