Le 31 juillet et le 17 août 2024, l’Etat a acquis deux avions privés pour un montant estimé à environ 20 milliards de FCFA, malgré ses difficultés à régler une dette de 15 milliards de francs auprès de SEEG Aggreko, partenaire technique de la société. Des choix qui privilégient le bien-être des gouvernants au détriment du paiement des dettes de l’État.
Les nouveaux appareils sont un Gulfstream G550 de 13 ans et un Embraer E145 de 21 ans, conçus pour offrir un confort de classe VIP. Cette transaction, qui s’est réalisée via le courtier nigérian Falcon Aerospace, a vu la présence de hauts responsables de l’entreprise spécialisée dans l’aviation d’affaires lors de la livraison à la capitale gabonaise selon Africa Intelligence.
Le Palais présidentiel dispose désormais de trois jets privés, incluant un Gulfstream G650 récupéré début 2024. Ce dernier, auparavant utilisé par l’ex-président Ali Bongo, avait été immobilisé à Bâle depuis mai 2023 à cause de créances impayées. Le gouvernement, malgré sa situation financière délicate, semble prioriser l’acquisition de ces équipements de luxe pour les déplacements du Président et de son entourage.
Les détails de la transaction révèlent une série de choix controversés. Tandis que les nouvelles acquisitions sont présentées comme un atout pour l’efficacité gouvernementale, la communauté internationale et les observateurs locaux se questionnent sur la gestion des fonds publics et la priorité donnée aux dépenses somptuaires. Cette situation d’achat de deux avions privés met en lumière les tensions entre les besoins de l’État en matière d’infrastructure gouvernementale et les réalités économiques auxquelles il fait face.









































