Libreville le mercredi 1er décembre 2021, l’Agence japonaise de la Coopération internationale (JICA) et le ministère de l’Enseignement supérieur ont tenu la 4ème et dernière réunion du Comité conjoint de Coordination « Projet d’établissement d’un système de surveillance en laboratoire des maladies virales représentant un problème de santé publique (Symav) ». L’apport important du Japon à la lutte contre les maladies infectieuses dans notre pays a été souligné.
Cette rencontre était renforcée par la présence de l’ambassadeur du Japon au Gabon, S.E M. Shuji Noguchi, le Représentant résident de la JICA, M. Umemoto Shinji, et le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur, M. Donald Christel Abessolo.
Ce projet projet de la Symav signé en 2016 entre le ministère de l’Enseignement supérieur et la JICA a été implémenté par l’Institut de médecine tropicale de l’Université de Nagasaki (NEKKEN) et le Centre de recherches médicales de Lambaréné (CERMEL).

Le projet Symav vise ainsi à renforcer la capacité nationale de surveillance et de réponse aux maladies virales qui représentent un problème de santé publique au Gabon. Il s’étale sur 5 ans et 10 mois (d’avril 2016 à février 2022). Il a eu pour but d’étudier la prévalence des agents pathogènes viraux connus ou non identifiés à Lambaréné et ses environs; de déterminer les caractéristiques génétiques des virus à potentiel pandémique au Gabon. Dans cette même lancée, il s’agit de développer des méthodes de diagnostic rapide de ces maladies virales.
« La pandémie de la Covid-19 est un défi que toute notre humanité a dû surmonter. Ici au Gabon, nous avons beaucoup contribué dans ce projet, cela dans des projets significatifs.
« A travers ce projet nous avons contribué à hauteur de 380 millions de yen, l’équivalence de 2 milliards de FCFA. 3 chercheurs de l’université de Nagasaki, une des meilleures universités dans ce domaine, ont séjourné à Lambaréné et ont travaillé avec des chercheurs du Cermel, grâce à l’intervention de la JICA », a déclaré l’ambassadeur du Japon,S.E M. Shuji Noguchi.
« C’est la preuve que la recherche scientifique coûte chère. Sur 5 ans, le Japon a dégagé plus de 2 milliards de FCFA pour soutenir les projets de recherche dans les maladies infectieuses. Les résultats montrent que nous devons davantage mobiliser les ressources », a reconnu M. Donald Christel Abessolo, le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur, par ailleurs Directeur général de l’Enseignement supérieur.

C’est ainsi qu’un laboratoire de biosécurité (BSL) 2 & 3 nommé : Laboratoire de recherche mixte Cermel-Université de Nagasaki, fut livré en 2017. C’est un outil qui a été mis sur pied pour permettre aux chercheurs d’effectuer une gamme d’analyses de laboratoire.
Dans le cadre de ce projet, il y a eu la mise à disposition de son laboratoire, le Cermel, en mi-mars 2020, lorsque le gouvernement gabonais en a fait la demande.
Lorsque la situation de l’infection par la Covid-19 était mauvaise au Gabon, le projet a effectué environ 5000 tests PCR par jour. Ce travail a permis la maîtrise de la situation autour de Lambaréné.
« Nous voulons clarifier la prévalence des pathogènes qui existent dans la zone de Lambaréné parce que c’est là-bas que nous menons le projet », a précisé le Pr Joseph Lasounde Soukate, chef de projet.
La réunion s’est déroulée en présentiel à Libreville, avec des participants en ligne depuis le Japon et Lambaréné.
Elle s’est achevée par une série de questions des participants pour mieux comprendre les avantages de cet investissement japonais pour les populations gabonaises.










































