Les travailleurs de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) ont décidé à l’unanimité de reprendre une grève générale illimitée après deux assemblées générales tenues les 30 novembre et 2 décembre 2024 à Owendo et Moanda. Cette décision survit après l’échec des négociations entre la direction de l’entreprise et les partenaires sociaux, amoureuses depuis plus d’un mois.
Les revendications des travailleurs de la Comilog, maintes fois exprimées, n’ont reçu aucune réponse satisfaisante. Une réunion décidée organisée récemment à Libreville n’a fait qu’exacerber leur frustration. Selon un communiqué du 3 décembre 2024, les employés se mobilisent à nouveau, exigeant des mesures concrètes face à leurs doléances.
Parmi les principaux points de tension figurent la promotion systématique des expatriés à des postes stratégiques au détriment des Gabonais, créant un sentiment d’injustice et de marginalisation. Cette situation est exacerbée par des accusations de conflit ethnique utilisé, selon le Syndicat des travailleurs des industries minières et métallurgiques (STRIMM), pour discréditer les revendications légitimes. Les travailleurs dénoncent aussi des conditions de travail jugées inadéquates et une gestion humaine peu transparente.
La reprise de la grève marque une escalade dans le conflit social. L’impact sur la production minière, pilier de l’économie gabonaise, pourrait être considérable. Cette crise sociale entre les travailleurs et le patronat survient paradoxalement alors que la Comilog a récemment été sacrée meilleure entreprise de l’année 2024, mettant en lumière un contraste entre son image publique et les réalités internes.
Pour éviter une amplification de cette crise, un consensus entre la direction et les partenaires sociaux est impératif. Le statu quo menace non seulement la stabilité économique de l’entreprise mais aussi celle du pays tout entier.









































