Le ministre du Pétrole et du Gaz, Marcel Abéké, a reçu en audience ce jeudi 5 décembre 2024, dans ses bureaux situés à l’immeuble du pétrole, une délégation importante de la Convention des entreprises pétrolières autochtones du Gabon (CEPAG). Conduite par son président, Charles Tchen, cette rencontre visait à présenter les initiatives et les préoccupations majeures des entreprises pétrolières locales.
À l’issue de l’entretien, Charles Tchen a précisé que cette réunion avait pour principal objectif de « discuter et présenter au ministre une stratégie pour le développement des sociétés autochtones pétrolières ». Selon lui, cette démarche vise à renforcer leur intégration dans un secteur stratégique pour l’économie gabonaise.
Parmi les propositions phares mises en avant, la CEPAG a soulevé la question de l’accès des sociétés locales aux permis d’exploration et d’exploitation. « Comment nos sociétés autochtones peuvent-elles accéder à des permis d’exploitation ou d’exploration ? » s’est intéressé Charles Tchen, soulignant que ces opportunités sont essentielles pour renforcer la compétitivité des acteurs nationaux dans un secteur encore dominé par des entreprises internationales.
En outre, l’organisation a plaidé pour une révision du Code pétrolier, afin de le rendre « plus attractif » pour les entreprises autochtones. Cette réforme permettrait, selon la CEPAG, de créer un cadre juridique et économique plus favorable, tout en stimulant les investissements locaux dans le domaine pétrolier.

Un autre point crucial abordé lors de la réunion est la nécessité d’une collaboration étroite et continue entre les institutions gouvernementales et les entreprises locales. À ce sujet, Charles Tchen a insisté sur le besoin d’une coopération renforcée avec le ministère afin d’assurer la pérennité de l’industrie pétrolière gabonaise. « Nous avons demandé plus de collaboration avec lui pour que l’industrie reste viable et, en termes de processus, que la production soit effectuée à son niveau actuel », a-t-il affirmé.
Cette rencontre témoigne d’une volonté commune de consolider les bases d’une industrie pétrolière inclusive, où les sociétés locales joueront un rôle de plus en plus prépondérant. L’implication du ministère du Pétrole sera déterminante pour concrétiser ces ambitions et garantir l’équilibre entre les intérêts locaux et internationaux.









































