La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a tenu à Libreville la première réunion statutaire annuelle de son Comité des sages, une instance stratégique au cœur de l’architecture régionale de paix. Les travaux ont abouti à l’élection d’un nouveau bureau directeur, désormais présidé par l’ancien diplomate angolais Bernardo Dombele Mbala, qui succède à la Congolaise (RDC) Marie‑Madeleine Kalala pour un mandat d’un an.
Créé pour anticiper et désamorcer les tensions dans l’espace communautaire, le Comité consultatif des sages occupe une place singulière dans le dispositif institutionnel de la CEEAC. Sa mission consiste à intervenir en amont des crises, à faciliter le dialogue entre États membres et à conduire des initiatives de médiation lorsque surgissent des différends internes ou interétatiques.
Dans une sous‑région régulièrement confrontée à des défis sécuritaires instabilité politique, tensions frontalières, contestations électorales le rôle de ce comité apparaît plus crucial que jamais. Son action, souvent menée loin des projecteurs, contribue à maintenir des canaux de communication ouverts et à éviter l’escalade de situations sensibles.
La nomination de Bernardo Dombele Mbala est perçue comme un signal fort. Diplomate chevronné, il connaît intimement les dynamiques politiques d’Afrique centrale, notamment le Gabon où il a exercé pendant de longues années comme ambassadeur de l’Angola. Cette expérience régionale constitue un atout majeur pour piloter une instance dont l’efficacité repose sur la maîtrise des équilibres politiques et la capacité à instaurer la confiance entre acteurs.
Le nouveau bureau est complété par Jeanne Françoise Leckomba Loumeto Pombo, vice‑présidente, et Léonce Ngendakuma, rapporteur. Ensemble, ils auront la responsabilité de conduire la mise en œuvre du plan d’actions 2026, qui met l’accent sur la diplomatie préventive, la médiation et la gestion concertée des crises.
Les priorités du nouveau bureau s’articulent autour de plusieurs axes :
renforcer les mécanismes d’alerte précoce ;
intensifier les missions de bons offices dans les États membres ;
soutenir les processus de dialogue politique en période de tension ;
favoriser une coopération accrue avec les autres organisations régionales et internationales engagées dans la paix.
En confiant la présidence du Comité à une figure expérimentée, la CEEAC semble vouloir donner un nouvel élan à sa diplomatie préventive. Dans un contexte où la stabilité régionale demeure fragile, cette nouvelle équipe est attendue sur sa capacité à transformer les engagements institutionnels en actions concrètes et visibles.










































