Le match opposant le Maroc aux Comores, disputé au stade Moulay Abdellah, a été marqué par un incident regrettable qui soulève de sérieuses inquiétudes sur le respect du fair-play et la sécurité dans les stades africains. Plusieurs spectateurs ont utilisé des lasers pour cibler les yeux de l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala ainsi que ceux de plusieurs joueurs comoriens, perturbant le déroulement de la rencontre et jetant une ombre sur la victoire marocaine.
Jean-Jacques Ndala, arbitre chevronné habitué aux grandes compétitions continentales, a été gêné dès la première mi-temps par ces faisceaux lumineux. L’utilisation répétée de lasers verts a entraîné plusieurs interruptions de jeu, notamment lors des consultations de la VAR. L’épisode le plus marquant s’est produit sur le penalty accordé à Brahim Díaz, où l’arbitre a dû composer avec une atmosphère hostile et des conditions de visibilité compromises lors de cette première rencontre de la CAN 2025 entre le Maroc et les Comores..
Au-delà de l’arbitre, plusieurs joueurs comoriens ont été ciblés par ces lasers lors des offensives marocaines. Ces gestes, loin d’être anodins, ont affecté leur concentration et leur performance. Ils traduisent une volonté manifeste de perturber l’adversaire, ce qui va à l’encontre des valeurs fondamentales du sport. Un match Maroc – Comores qui a été très gênant.
L’usage de lasers dans les stades n’est pas seulement une pratique antisportive : il constitue un danger réel. Les faisceaux peuvent provoquer des lésions oculaires et mettent en péril la santé des joueurs et officiels. Ils faussent le déroulement des rencontres et menacent la crédibilité des compétitions internationales. Dans un contexte où le football africain cherche à renforcer son image et sa professionnalisation, de tels incidents sont particulièrement préoccupants.
Cet épisode rappelle l’importance de la sensibilisation et de la responsabilisation des supporters. La passion ne doit jamais se transformer en intimidation ou en mise en danger. Les instances sportives doivent réagir fermement, en imposant des sanctions exemplaires et en renforçant les contrôles dans les stades. Les clubs, de leur côté, ont un rôle crucial à jouer dans l’éducation de leurs supporters.
Le football est un spectacle, une fête et un vecteur d’unité. Mais il ne peut remplir cette mission que si le respect des règles et des adversaires est garanti. Les lasers braqués sur l’arbitre et les joueurs comoriens rappellent que la vigilance reste de mise : protéger l’intégrité du jeu, c’est protéger l’essence même du sport.


























