Le Gabon renforce son partenariat minier avec l’Australie. Du 27 au 29 juillet 2026, une délégation gabonaise se rend à Perth. Le vice-président Hermann Immongault conduit la mission. Il représente le président Oligui Nguema auprès de Fortescue. Deux ministres l’accompagnent, en charge des Mines et de l’Industrie. L’objectif reste clair : accélérer le projet de fer de Belinga. Ce gisement figure parmi les plus riches non exploités au monde. Par ailleurs, cette visite s’inscrit dans un forum économique international majeur, à Perth.
Depuis 2022, Fortescue a injecté plus de 250 milliards de FCFA au Gabon pour le projet Belinga. Ce montant a financé 225 000 mètres de forages exploratoires. Par ailleurs, l’entreprise a réhabilité 450 kilomètres de routes locales. Elle a aussi construit 900 places d’hébergement pour ses équipes. À terme, le projet global vise environ 19 milliards de dollars. La seule mine et les unités de traitement représentent 10 milliards de dollars. Ainsi, l’ambition financière dépasse largement les investissements actuels. En effet, la phase industrielle exigera des capitaux bien plus importants. C’est pourquoi ce déplacement en Australie vise aussi à sécuriser ces financements futurs.
Des retombées concrètes pour l’économie locale
Sur le terrain, plus de 700 Gabonais travaillent déjà pour le projet Belinga. De plus, une ligne ferroviaire et un port en eau profonde sont prévus. Ces infrastructures serviront aussi au développement régional plus large. En parallèle, Fortescue affiche une solide santé financière mondiale. Son bénéfice net a bondi de 23 %, à 1,9 milliard de dollars. Ce résultat rassure clairement Libreville sur la capacité du partenaire à investir. D’ailleurs, cette solidité financière conforte les ambitions gabonaises de diversification économique. Le pays cherche à réduire sa dépendance historique au pétrole.
Former une main-d’œuvre gabonaise qualifiée
La visite célèbre aussi le programme « We Train for Gabon ». Lancé en 2025, il a formé une première cohorte de 50 jeunes. Ceux-ci ont suivi douze mois d’immersion sur des sites australiens automatisés. Ainsi, le Gabon prépare une main-d’œuvre technique pour l’industrialisation future. Cette stratégie doit maximiser les retombées économiques locales du projet Belinga.
Une mise en production du gisement de Belinga espérée avant 2030
Enfin, Libreville souhaite une mise en production accélérée du gisement de Belinga. L’échéance visée reste fixée autour de 2027, selon plusieurs sources économiques. Une première cargaison de minerai avait déjà été exportée en 2023. Ce test technique confirmait la qualité et la viabilité du gisement. Désormais, le pari gabonais consiste à transformer ce potentiel en richesse durable pour la nation entière. Cette mission à Perth marque donc une étape supplémentaire vers cet objectif industriel. Enfin, les prochains mois diront si les délais annoncés seront réellement tenus.









































