Selon les informations communiquées par le journal L’Aube dans sa parution n° 394 de ce lundi 05 juin 2023 et selon les informations que la Rédaction de Gabon Mail Infos a eues de la part de certains proches de Jean Ping la semaine dernière, le président Ali Bongo et le “président élu” Jean Ping devraient se croiser à Paris autour d’Emmanuel Macron pour décrisper via une transition politique la situation de crise qui règne au Gabon depuis l’élection présidentielle d’août 2016.
Le premier signal constaté par tous et rappelé par notre confrère de L’Aube est la remise du passeport à Jean Ping, qui ne l’a pas demandé et ne s’est jamais déplacé pour la Direction générale de la documentation et de l’Immigration, car la France d’ Emmanuel Macron aurait demandé au président Ali Bongo de lui délivrer son passeport qui lui faisait défaut depuis 2018.
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La politique se nourrissant des habillages, le camp du président Ali Bongo Ondimba a parlé des problèmes de santé de Jean Ping qui ont justifié ce départ pour la France, or il serait question pour Ali Bongo Ondimba, ses hommes de confiance et l’équipe de Jean Ping de se retrouver en France. L’objectif final de cette rencontre : la transition politique au Gabon.
“A en croire nos sources, ce face-à-face pourrait décrisper le climat actuel du Gabon. Car sauf à faire l’autruche, tout le monde voit que le pays est actuellement “bloqué”. Une crise latente mine la vie de la nation depuis l’élection présidentielle de 2013. Et si rien n’est fait, le Gabon glisse dangereusement vers le précipice’, a précisé le Journal L’Aube.
Une jurisprudence d’Afrique de l’Ouest à éviter au Gabon

Le Gabon ne serait pas absolument à l’abri du “Printemps de l’Afrique de l’Ouest” qui a abouti à un départ en cascade de la France de plusieurs de ses anciennes colonies comme la Guinée, le Burkina Faso, le Mali, peut être le Sénégal. La Centrafrique, pays d’Afrique centrale a déjà échappé à la France qui refuse d’entretenir un flou sur le Gabon qui pourrait lui échapper. Cette assertion peut se vérifier dans l’opinion gabonaise qui accuserait la France d’avoir soutenu la situation chaotique actuelle dans le pays en 2016. Des hommes politiques comme Marc Malekou, Privat Ngomo, Gérard Ella Nguema et bien d’autres sont devenus des chantres d’un départ de cette France qui veut toujours nous soumettre à ses archaïsmes pour le choix des dirigeants gabonais.
“L’option actuelle des autorités, qui ont beaucoup à perdre si la situation devenait totalement incontrolable, serait de sortir le pays de l’impasse dans laquelle il se trouve en ce moment”, declare le journal. Avant de poursuivre : “ Et pour y parvenir, Emmanuel Macron aurait mis tout en œuvre pour arriver à concilier la chèvre et le chou. Autrement dit, Jean Ping et Ali Bongo seraient appelés à se parler pour trouver une solution à l’enlisement de leur pays”
L’option d’une transition avec Jean Ping à la tête du pays
Plusieurs indicateurs prouvent que le Gabon s’acheminerait petit à petit vers une transition : aucune date précise de l’élection présidentielle à quelque jours du mois d’août; le candidat naturel du PDG, Ali Bongo Ondimba n’a jamais annoncé sa candidature: avec ses tournées dans l’interland, Alexandre Barro Chambrier, un porche de Jean Ping, n’a jamais dit qu’il est candidat; l’enrôlement, bien que déjà effectif, s’est fait très en retard etc.
Pour ce faire, notre confrère estime ; “ l’option la plus envisagée serait l’organisation d’une transition qui permettrait au pays de panser ses plaies et de rapprocher les ennemis d’hier. Ce qui revient à penser que Jean Ping pourrait présider aux destinées du Gabon pendant une période transitoire et permettre une prise sereine du processus du développement du pays”, estime notre confrère.
Les proches des deux parties en accord
Selon une source proche de Jean Ping cité par notre confrère : “c’est possible. Les Gabonais ont raté trop de rendez-vous avec leur destin. Entre-temps, les étrangers pillent le pays et beaucoup de compatriotes meurent les uns après les autres, sans voir la terre promise”
Un autre cadre du PDG interrogé déclare : “pour le Gabon, il n’y a aucune honte à rechercher des voies pour décanter le pessimisme ambiant. Sauf bien sûr pour ceux qui, inondés de privilèges, ignorent le feu qui couve sous nos pieds. A la vérité, la stratégie de débaucher les opposants a montré ses limites. D’autant plus que les problèmes restent entiers (..) Il faut donc explorer d’autres pistes.Si c’est pour configurer un autre Gabon, pourquoi pas !”
Le tour de table Jean Ping, Ali Bongo et Emmanuel Macron sera-t-il la solution aux problèmes du Gabon ? L’avenir nous le dira.










































