Lors d’une conférence de presse à Libreville, selon que nous rapporte l’Union de ce 11 juin 2025, Albert Ondo Ossa, figure majeure de l’opposition gabonaise, a exprimé avec vigueur ses préoccupations face à la situation politique et économique du pays. Remettant en cause la transparence de l’élection présidentielle de 2023, il a qualifié le scrutin de « mascarade », pointant du doigt des irrégularités qui, selon lui, ont entaché le processus démocratique. Il a notamment questionné l’origine des fonds ayant permis aux candidats de payer leur caution, ainsi que le taux de participation jugé suspect.
Sur le plan politique, l’opposant a critiqué la libération provisoire de Sylvia Bongo Ondimba et Nourredin Bongo Valentin, la qualifiant de « révolution de palais ». À ses yeux, cette décision s’inscrit dans un contexte de gestion post-coup d’État où des intérêts particuliers prédominent sur la justice et la transparence. Il s’interroge sur les implications de cette libération et les éventuelles manœuvres politiques en cours.
En matière diplomatique, Ondo Ossa a évoqué le différend frontalier entre le Gabon et la Guinée équatoriale, déplorant l’absence de stratégie claire et l’incompétence des experts gabonais chargés des négociations. Il a plaidé pour un retour à une approche bilatérale, insistant sur l’importance d’un dialogue renforcé afin de préserver la souveraineté et les intérêts du Gabon.
Sur le plan économique, le constat dressé par Ondo Ossa est sévère. Qualifiant la situation du pays de « catastrophique », il a pointé du doigt les décisions du gouvernement en matière de gestion financière. Il a notamment critiqué la nomination d’Henri-Claude Oyima à la tête du ministère de l’Économie et des finances, estimant qu’une gouvernance fondée sur la compétence et la transparence est indispensable pour redresser le pays.
Face à ces défis, Albert Ondo Ossa appelle les gabonais à une vigilance accrue et à une participation active aux débats nationaux. Son discours, bien que marqué par des critiques virulentes, s’inscrit dans une volonté de défendre les intérêts du pays et d’encourager une gouvernance plus responsable et engagée en faveur du peuple. Dans un contexte de transition et de réajustements politiques, son intervention soulève des questions fondamentales sur l’avenir du Gabon et la nécessité d’une démocratie plus transparente et inclusive.









































