Le mercredi 4 mars, l’Assemblée nationale a accueilli un événement majeur pour la diplomatie et la sécurité en Afrique centrale. La ministre des Affaires étrangères, Marie-Édith Tassyla-Ye Doumbeneny, a présidé les travaux de la première réunion statutaire annuelle du Comité des sages (CS) de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).
Le Comité des sages est né de la volonté des chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC de renforcer le dispositif du Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale (COPAX). Sa mission est claire : contribuer à la désescalade des tensions, intervenir dans les médiations de conflits et conseiller les instances dirigeantes sur les questions de paix et de sécurité.
Présidé par Marie-Madeleine Ngoy Kalala de la République démocratique du Congo, le CS rassemble des personnalités de haut rang et d’expérience. Parmi elles, l’ancienne présidente du Sénat de la transition, Paulette Missambo, et l’ancien premier ministre Julien Nkoghe Bekale, dont l’expertise politique et institutionnelle apporte une valeur ajoutée aux débats.
La réunion du 4 mars s’est tenue dans un contexte régional marqué par des crises persistantes : instabilités politiques, menaces transfrontalières et tensions communautaires. Le Comité des sages est ainsi appelé à jouer un rôle proactif et multiforme, en
proposant des solutions adaptées aux réalités locales.
L’ordre du jour a porté sur l’examen et l’adoption du plan d’action et du budget de l’organe. Ces documents
stratégiques visent à doter le CS de moyens opérationnels pour
agir efficacement dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix.
Si la création et l’activation du Comité des sages témoignent d’une volonté politique affirmée, plusieurs défis demeurent. La mise en œuvre des résolutions dépendra de la volonté réelle des États membres à soutenir financièrement et politiquement
l’organe. De plus, l’efficacité du CS sera jugée à l’aune de sa capacité à intervenir rapidement et à influencer les processus de médiation dans une sous-région où les crises évoluent souvent plus vite que les mécanismes institutionnels.
Cette première réunion statutaire marque une étape importante dans la quête de stabilité en Afrique centrale. Mais pour que le Comité des sages devienne un acteur incontournable, il devra conjuguer expertise, indépendance et moyens concrets afi
n de transformer les ambitions diplomatiques en résultats tangibles.










































