Le fils du défunt Maréchal Mouammar Kadhafi, Saîf Al-Islam Kadhafi, a été exclu de la liste des candidats qui doivent concourir au poste de Président de la République. Sur les 98 candidats qui ont postulé pour être candidats à la présidentielle, 25 parmi eux ont tout simplement été retirés pour diverses raisons y compris Kadhafi.
Saïf Al-Islam Kadhafi a été condamné en 2015 par contumace par le tribunal de Tripoli pour crimes de guerre lors du soulèvement populaire de 2011 qui a balayé au passage son défunt père. Pour la commission, c’est un motif très suffisant pour le mettre hors de course.
Par ailleurs, deux autres candidats, l’ancien Premier ministre Ali Zeidan et l’ancien député Nouri Abushmain ont subi le même sort que le fils du défunt Maréchal. Dans la foulée, il y a le Commandant de l’Est, Khalifa Haftar qui a la double nationalité, libyenne et américaine, ce qui normalement devrait être une raison suffisante d’exclusion. Plusieurs personnes au sein de la population, dans l’Ouest du pays, jettent l’ anathème sur lui, en l’accusant d’être responsable de crimes de guerre entre 2019 et 2020 au moment de son assaut sur Tripoli.
Le Premier ministre intérimaire Dbeibah, comme candidat à la présidentielle, estime que la loi électorale prise par la présidente actuelle, de l’Assemblee nationale, Aguila Saleh, est sujette à problèmes pour une élection présidentielle que l’on veut très sereine dans le pays.
De ce fait, l’émissaire onusien pour la Libye Jan Kubis a indiqué que le système judiciaire prendra la décision finale sur les conditions à remplir pour être admis comme candidats. C’est donc dire que la suite des évènements et surtout la quiétude du déroulement des élections dépendent désormais de la justice libyenne qui a le destin de tout un peuple entre ses mains.












































