Après son premier périple international, post Ryad en 2018, date de son accident vasculaire cérébral (AVC), le président de la République Ali Bongo Ondimba a reçu en audience ce 15 novembre 2021, le Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda pour avoir l’état de la situation socioéconomique du pays.
Plusieurs tensions sociales rythment le quotidien des gabonais, notamment la grève des régies financières, des enseignants et à cela s’ajoute l’accord avec le Fonds monétaire international (FMI) au plan économique. Pour toutes ces choses, le Premier ministre est allé faire un point au numéro un gabonais. «Nous avons fait le point de l’actualité nationale de notre pays. Le chef de l’Etat est rentré le week-end dernier. Il fallait qu’il soit informé de tous les aspects économiques et sociaux», a déclaré le Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda à l’issue d’une séance de travail le 15 novembre, avec le président Ali Bongo.
Le président de la République, absent du pays depuis le 24 octobre 2021, est parti tour à Ryad, Rabat, Glasgow et Paris. De retour de cette tournée, il a voulu s’enquérir de l’évolution des dossiers urgents sur le plan national. On dénombre parmi ces dossiers demandés au chef du gouvernement «les tensions qui existent au niveau de l’Education nationale et des régies financières». Ces deux fronts sont en ébullition depuis plusieurs semaines.
C’est ainsi que parmi les revendications soumises par les enseignants et les agents des régies financières, il y a les primes et la régularisation des situations administratives, les grévistes réclament des meilleures conditions de travail et se plaignent du silence traduisant un certain mépris de la part du gouvernement. .
Par ailleurs, il y a eu l’accord avec le Fonds monétaire international au menu de cet échange entre les deux personnalités . «Les réunions se font en visioconférence. En juillet dernier nous avons reçu l’approbation du FMI dans le cadre d’un programme qui a été accepté et ils sont en contrôle par rapport aux critères qui ont été arrêtés. Il fallait qu’on fasse le point au chef de l’Etat», a précisé Mme Ossouka Raponda à la presse.
Enfin, la situation du paiement du test PCR à partir du 15 décembre prochain y compris l’interdiction des personnes non vaccinées d’accéder aux lieux publics n’ont pas été en reste car plusieurs acteurs de la société civile, les leaders religieux et l’opinion dans la grande majorité rejettent ces mesures.
Ce que le Premier ministre n’a pas révélé est le fait qu’une réponse certaine soit au rendez-vous. Dans tous les cas, l’opinion attend des gestes d’apaisement pour un retour à la sérénité dans le pays.


























