Le monde politique gabonais est secoué par un énième scandale au sommet de l’État depuis ce dimanche 3 octobre 2021, pour cause l’enquête menée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) composé de 150 médias révèle l’implication de plusieurs personnalités internationales du monde politique, religieux et des trafiquants de drogue qui ont profité des paradis fiscaux afin de cacher des transactions financières au fisc de leur pays et cela pendant 25 ans. Ali Bongo Ondimba est clairement cité avec d’autres compatriotes et des entreprises gabonaises.
Cette enquête n’a pas révélé les montants dissimulés par les personnalité citées. Le rapport de l’ICIJ est composé de 600 journalistes de 150 médias répartis dans 117 pays. Baptisée « Pandora Papers » , cette enquête révèle clairement les mauvaises pratiques financières de certaines personnalités mises sur liste rouge dans le monde. Ils ont créé des comptes localisés dans des territoires à la fiscalité généreuse.
Parmi les personnalités célèbres, il y a le roi de Jordanie, les présidents du Kenya et de l’Equateur qui ont jugé utile de dissimuler des avoirs dans des entreprises offshore privant leur pays des impôts nécessaires au développement.
Au niveau du Gabon, on trouve certaines entreprises comme Perenco Gabon et ses filiales, ExxonMobil Mobil et Forafric Energy. C’est ainsi que globalement, on dénombre 38 entreprises gabonaises qui jouent aux délinquants financiers en essayant d’esquiver le fisc. Elles font partie des documents qui sont autour de 12 millions et ils ont été remis par 14 sociétés.
Parmi les personnalités politiques, il y a le nom d’Ali Bongo Ondimba, l’actuel président de la République du Gabon. Il s’agit de la fin des années 2000, il gérait deux entreprises offshore dans les îles Vierges britanniques et cela en même temps qu’il était ministre de la Défense nationale.
Par ailleurs, l’enquête cite aussi Jean Pierre Oyiba et Claude Sézalory comme actionnaires de l’une des deux entreprises écran dont Ali Bongo Ondimba était l’actionnaire principal appelée Gazeebo Investments Ltd.
Avec ce nouveau scandale qui s’ajoute à celui de la malette de 300 millions de FCFA avec laquelle le ministre du Pétrole Vincent de Paul Massassa a tenté de corrompre le Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, il y a donc de nombreux arguments pour les adversaires du pouvoir en 2023 car les questions de la lutte contre la corruption et l’impunité des délinquants financiers seront au cœur des programmes.











































