La Cour d’Appel de Libreville a rejeté l’ordonnance du président du tribunal de première instance déclarant irrecevable la requête de cessation de trouble d’Alexandre Barro Chambrier (ABC), président du Rassemblement pour la patrie et la modernité contre Michel Menga M’Essone, président du Rassemblement héritage et modernité.
Le tribunal de première instance avait rejeté le 16 avril dernier la requête du président du Rassemblement pour la patrie et la modernité, Alexandre Barro Chambrier, lui demandant d’exiger à Michel Menga de cesser le trouble au sein de la formation politique RPM. Ce dernier demandait même aux élus qui sont au RPM de le rejoindre.
Ainsi, le juge avait rejeté la requête d’ABC la considérant d’irrecevable tout en qualifiant son parti d’inexistant au plan légal. Il n’avait donc pas pu faire reconnaître officiellement le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) comme nouvelle appellation du Rassemblement Héritage et Modernité (RHM).
« Nous avons saisi à l’époque le tribunal de première instance pour qu’il ordonne la cessation immédiate des troubles que nous causait Menga par ses déclarations et ses ultimatums aux élus. Contrairement au juge des référés en 1er instance, la cour d’appel a dit que la requête de Barro Chambrier est recevable et a annulé la décision du tribunal de première instance. La cour d’appel a donc reconnu notre droit d’agir. Toutefois sur la question de l’existence juridique du RPM, il nous renvoie au juge du fond qui doit examiner et confronter nos arguments et ceux de Menga. (…) Il nous faudra donc exposer devant le juge du fond la question de l’existence juridique du RPM, notamment la mutation du RHM en RPM à l’issue de son congrès extraordinaire en application de l’article 23 de la loi sur les partis politiques », indique un cadre du parti contacté par notre confrère de Top Infos Gabon.
Dans tous les cas, le contentieux RPM-RHM n’a pas totalement fini de faire son chaud sur l’échiquier politique national entre les deux anciens camarades devenus ennemis politiques : Alexandre Barro Chambrier et Michel Menga M’Essone.










































