La capitale gabonaise est, depuis ce lundi 21 septembre 2026, le centre névralgique d’une concertation stratégique majeure. Cette rencontre concerne la sécurité maritime en Afrique de l’Ouest et du Centre. Pendant cinq jours, la 16e réunion du Comité de contrôle des navires rassemble 22 États membres. Ce cadre institutionnel appartient au MoU d’Abuja. L’enjeu reste essentiel pour toute la région atlantique.
Les navires opérant sur la façade atlantique doivent respecter les conventions internationales. Par ailleurs, les conditions de vie des équipages doivent répondre aux standards de l’Organisation maritime internationale. Cette exigence structure désormais tout le dispositif régional. De plus, elle engage la responsabilité collective des 22 États présents. Ainsi, chaque délégation porte une part de cette mission commune. Ensemble, ces pays veulent bâtir une sécurité maritime durable.
Une ouverture protocolaire de haut niveau
La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs personnalités de premier plan. Le ministre d’État chargé des transports et de la marine marchande, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a présidé la cérémonie. Le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, était également présent. Le Secrétaire général du MoU d’Abuja, le Capitaine Sunday Michael Umoren, a aussi assisté à l’événement. Cette configuration protocolaire confirme l’importance accordée au secteur.
En effet, le Gabon place la gouvernance maritime au rang de priorité nationale. Ce secteur reste clé pour la sécurité, le commerce et la souveraineté économique du pays. Par conséquent, cette réunion dépasse le simple cadre technique. Elle traduit une ambition diplomatique forte et assumée. De surcroît, elle positionne Libreville comme un acteur régional incontournable. Cette dynamique s’inscrit dans la durée.
Les avancées présentées par la Marine marchande
Dans son allocution, la Directrice générale de la Marine marchande, Frédérique Avomo Angue Oliveira épouse Guevit, a rappelé le rôle croissant des ports africains. Elle a mis en avant plusieurs progrès concrets. Notamment, l’harmonisation des procédures de contrôle a marqué une étape importante. Le déploiement du système AMIS constitue aussi une avancée majeure. Cet outil numérique facilite désormais le suivi des inspections.
Il renforce également la transparence des opérations portuaires dans toute la région. Elle a appelé les délégations à formuler des recommandations ambitieuses. Ces recommandations doivent répondre aux attentes des administrations et des armateurs. Elles concernent aussi les gens de mer, dont le bien-être reste une priorité internationale. Ainsi, cette réunion vise des résultats concrets et mesurables. Chaque recommandation devra servir l’ensemble du secteur.
Une coopération renforcée face aux nouvelles menaces
Le ministre d’État a insisté sur la nécessité d’une coopération renforcée entre les États. Aucun pays ne peut affronter seul les défis actuels, a-t-il souligné. Le trafic maritime augmente sans cesse dans la région. Par ailleurs, les opérations portuaires se complexifient chaque année. De nouvelles menaces apparaissent également, comme les flottes parallèles. La gestion des eaux de ballast pose aussi un défi croissant.
Il a invité les participants à examiner rigoureusement le rapport annuel 2025. Ce document dresse un bilan complet des actions menées. Les délégations doivent désormais proposer des solutions concrètes. Ces solutions viseront à améliorer la sécurité et la conformité des navires. Elles renforceront aussi la résilience des systèmes portuaires. Enfin, cette démarche collective doit garantir des résultats durables pour tous.
Un cadre historique au service de l’avenir maritime
Signé en 1999 sous l’égide de l’OMI, le MoU d’Abuja repose sur une conviction simple. De la Mauritanie à l’Afrique du Sud, la sécurité maritime ne peut être assurée que collectivement. Cette philosophie guide toujours l’action des 22 États membres. En définitive, chaque réunion consolide un peu plus cette solidarité régionale. Le texte fondateur reste ainsi pleinement d’actualité en 2026.
En accueillant cette 16e réunion, Libreville confirme son rôle de plateforme diplomatique. La ville s’affirme aussi comme un pôle technique reconnu. Cette rencontre contribue à construire un espace maritime africain plus sûr. Il devient également plus harmonisé grâce à ces efforts communs. Résolument tourné vers l’avenir, ce cadre continuera de structurer la coopération régionale.












































