Le capital bancaire gabonais reste massivement ouvert aux investisseurs extérieurs. Toutefois, deux acteurs demeurent sous contrôle national. D’après une étude publiée par EcoMatin, huit (8) banques opèrent actuellement dans le pays. Leurs actionnaires proviennent principalement de six nations différentes. Ainsi, ce constat illustre une attractivité financière réelle pour le pays.
Hormis BGFI Bank, les investisseurs étrangers gouvernent largement ce secteur. UBA (Nigéria), Ecobank (Togo), UGB-Attijariwafa Bank (Maroc) et AFG Bank (Côte d’Ivoire) incarnent cette influence continentale. Par ailleurs, ces institutions considèrent souvent le Gabon comme une base stratégique. Elles y développent ensuite leurs réseaux vers toute l’Afrique centrale et australe. Ainsi, cette réalité confirme la connexion grandissante des économies africaines entre elles.
Une présence américaine notable
Les fonds venus des États-Unis transitent via Citibank et Orabank. Deux banques sur huit appartiennent ainsi à des actionnaires majoritairement américains. Concrètement, les opérations bancaires quotidiennes restent solidement ancrées localement. Néanmoins, leur financement provient massivement des marchés internationaux. Cette dualité définit clairement l’identité économique et financière du secteur bancaire gabonais actuel.
Un enjeu économique majeur
Cette structure révèle une vérité essentielle. Le secteur bancaire fonctionne localement, mais son capital reste très internationalisé. Selon les derniers chiffres de la BEAC, BGFIBank concentre à elle seule 57,18 % des nouveaux crédits accordés. Cela représente environ 313,9 milliards FCFA injectés dans l’économie locale fin 2025. Au total, les banques gabonaises ont distribué 548,9 milliards FCFA de financements neufs. Cette production a bondi de 36,3 % en une seule année. Cependant, emprunter au Gabon reste particulièrement coûteux. Le taux effectif global moyen atteint 21,06 %, le plus élevé de toute la zone CEMAC. Désormais, l’économie gabonaise doit relever un défi précis. Il faut que cette pluralité actionnariale profite réellement aux entreprises locales. Concrètement, davantage de crédits doivent soutenir les petites structures. De même, les PME nécessitent un accompagnement financier renforcé.
En outre, les investissements domestiques méritent un appui bancaire constant. Par conséquent, transformer ce capital étranger en opportunités locales devient prioritaire. C’est aussi la condition pour bâtir une économie gabonaise plus résiliente et diversifiée.






































