Le départ de Raymond Ndong Sima d’AGROPAG dépasse le simple retrait administratif. En effet, il sonne comme un signal d’alarme lancé au cœur de l’institution. Cette institution porte pourtant l’ambition agricole du Gabon. Ainsi, en annonçant sa démission, l’ancien Premier ministre livre un diagnostic sans détour. Par conséquent, il révèle un fonctionnement qu’il juge brouillon et inefficace. De plus, une frénésie de réunions ne débouche sur aucune avancée structurante.
Selon lui, AGROPAG a tenu cinq conseils d’administration en trois mois. Pourtant, le résultat reste proche du néant. Cette cadence, loin de traduire une dynamique, témoigne d’un pilotage hésitant. Ici, l’agitation tient lieu de stratégie. Ce constat sévère mais argumenté met en lumière une gouvernance opaque. En effet, l’agence prend ses décisions en vase clos, sans réelle concertation.
Une gouvernance en vase clos, loin de la concertation
Par ailleurs, les acteurs censés porter la vision agricole nationale restent à l’écart. Cette méthode, selon Ndong Sima, éloigne l’agence de sa mission première. Or, cette mission consiste à structurer, accompagner et dynamiser le secteur agricole. Ce secteur peine encore à devenir un moteur économique pour le pays. Dès lors, la question de l’efficacité des institutions publiques ressurgit. Comment transformer l’agriculture gabonaise si les organes chargés de cette tâche s’enlisent ? Ils s’enlisent dans des pratiques bureaucratiques stériles.
La jeunesse gabonaise, « un champ de manioc sous la pluie »
Dans sa prise de parole, l’ancien chef du gouvernement glisse aussi une réflexion sociétale. Il évoque la notion de jeunesse au Gabon avec une formule marquante. Il la décrit comme « aussi floue qu’un champ de manioc sous la pluie ». Au-delà de l’humour, cette formule interroge la capacité du pays à définir ses repères. Elle questionne aussi les priorités et responsabilités collectives de la nation.
Une sortie qui relance le débat sur la transparence
Cette sortie, à la fois ferme et teintée d’ironie, secoue le cocotier d’AGROPAG. Ainsi, elle relance un débat essentiel sur la gouvernance et la transparence. Elle souligne aussi la nécessité de privilégier l’action plutôt que la réunionite. Comme le glisse un observateur, « à force de multiplier les conseils, ce sont peut-être les chaises qui travaillent le plus ». Cette pique résume parfaitement l’urgence d’un recentrage stratégique pour AGROPAG. Enfin, l’agriculture gabonaise doit cesser d’être un slogan pour devenir une réalité productive.








































