La justice gabonaise franchit une étape décisive dans l’assainissement des établissements scolaires. En effet, le proviseur du Lycée technique national Omar Bongo (LTNOB) fait l’objet de poursuites. Éric Bekalé Be Ntoutoume a personnellement comparu devant le Parquet le 9 juillet. Sa collaboratrice, Solange Alvina Anguezomo Ella, est également mise en cause. Les deux responsables devront répondre de faits graves. Ainsi, le parquet vise le harcèlement moral et les injures publiques. Par conséquent, cette affaire relance le débat sur l’autorité au sein des écoles.
La plaignante a initié cette procédure contre le proviseur du LTNOB dès le 2 avril 2026. Toutefois, plusieurs manœuvres dilatoires ont retardé l’enquête pendant des mois. Différents services ont traité le dossier successivement. La Police de l’Air et des Frontières a d’abord été saisie. Ensuite, la Brigade de gendarmerie de l’aéroport a pris le relais. Enfin, la Direction de la sûreté urbaine a examiné l’affaire. Par ailleurs, des témoins clés auraient subi des intimidations. Des registres de plaintes auraient également été altérés. De ce fait, ce parcours illustre les difficultés rencontrées par certaines victimes.
Le parquet retient plusieurs qualifications pénales
Grâce à la fermeté de la partie civile, l’affaire progresse enfin. Le secrétariat du procureur a accepté d’instruire le dossier sérieusement contre le proviseur du LTNOB. Après audition des parties, le procureur a retenu trois qualifications. Il s’agit du harcèlement moral, des injures et de l’humiliation publique. De plus, le procureur a ordonné des investigations complémentaires sur le terrain. De surcroît, ces vérifications visent à consolider solidement l’instruction judiciaire en cours.
Un climat de travail décrit comme délétère
L’instruction révèle des méthodes de gestion jugées particulièrement violentes. Aucun rapport disciplinaire ne semble justifier ce comportement autoritaire. Le proviseur aurait mené une campagne de dénigrement systématique. Diffamations, accusations de vol et filatures privées sont évoquées. En outre, ce comportement ne serait pas un cas isolé. Enseignants, élèves et parents dénoncent aussi des abus de pouvoir répétés. Ils évoquent un climat managérial qui paralyse l’établissement entier. De même, plusieurs témoignages convergent désormais vers ce même constat alarmant.
Vers un procès devant le tribunal correctionnel
Le parquet maintient activement ses investigations pour consolider le dossier judiciaire. Finalement, le tribunal jugera les deux mis en cause au fond. Ensuite, le tribunal correctionnel de Libreville examinera cette affaire prochainement. En droit gabonais, le harcèlement moral reste sévèrement sanctionné. D’ailleurs, les abus d’autorité d’un agent public aggravent les peines encourues. Une condamnation pourrait inclure des amendes et des dommages-intérêts au proviseur du LTNOB. Aussi, une interdiction d’exercer des fonctions de direction est envisageable. Ce dossier illustre la volonté de la justice de sanctionner ces dérives. Ainsi, l’assainissement du milieu éducatif gabonais franchit une étape symbolique et attendue par toute la communauté scolaire.
Source presse judiciaire gabonaise











































