Enfin, l’Ordre gabonais des architectes brise le silence officiel. Ainsi, son mémorandum dynamite le récit d’un architecte fautif rapporte notre confrère GabonReview dans sa parution du 07 juillet 2026. En effet, budget raboté et délais compressés viennent tous deux d’en haut, de la Présidence elle-même. « Il est donc impératif que l’Ordre se saisisse de cette question », écrit Thierry N’Gomo. Par ailleurs, le document défend un homme, mais expose un système entier. Ainsi, la métaphore du miroir tendu au Palais prend tout son sens.
Or, le cabinet AM&T dirige désormais tout un consortium de seize entreprises. Ainsi, concepteur, exécutants et contrôleurs naviguent dans le même bateau. Pourtant, la séparation des fonctions reste habituellement la règle cardinale du secteur. En effet, cette étanchéité garantit au contrôleur sa pleine liberté de refuser. Ainsi, dans ce montage, le conflit d’intérêts devient une véritable structure contractuelle. Une question cruciale demeure d’ailleurs sans réponse claire : y a-t-il eu appel d’offres ? Une simple convention signée ne remplace jamais une véritable mise en concurrence.
Le Palais visé en filigrane
Le mémorandum mentionné par notre confrère GabonReview impute l’essentiel des retards à des décisions présidentielles. Notamment, les autorités ont ordonné l’agrandissement de la corniche sans même consulter l’architecte présent sur place. « Il en résulte naturellement, à terme, des impasses », constate le texte. Par conséquent, le délai d’exécution fut réduit de quatorze à dix mois.
Des chiffres qui pèsent lourd
Sur trente-six mois de travaux, le groupement accuserait vingt-trois mois cumulés de retards de paiements. Ainsi, un reliquat de 588 millions serait réclamé depuis janvier dernier. « Le Chef de l’État est trompé dans son appréciation de la situation », tranche le mémorandum. Ainsi, cette phrase tombe comme un couperet glacial sur le Palais présidentiel.
Une échéance qui ne clôt rien
En somme, ce document censé éteindre l’incendie le rallume ailleurs. Désormais, l’interrogation rebondit inévitablement vers le maître d’ouvrage lui-même. Qui, côté État, a validé cette convention si singulière ? Néanmoins, tant que cette question flotte, aucune inauguration ne suffira à convaincre. Le 16 août approche, mais le doute, lui, persiste.












































