Mardi, des attaques ont touché trois navires dans le détroit d’Ormuz. Selon l’agence UKMTO, ces attaques se sont succédé très rapidement. Par ailleurs, deux nouveaux incidents ont ensuite été signalés le même jour. Ainsi, le Qatar et l’Arabie saoudite accusent tous deux l’Iran. En effet, deux de ces incidents leur seraient très clairement attribuables. Ryad a condamné fermement le ciblage du pétrolier Wedyan. De même, Doha a dénoncé l’attaque visée contre son méthanier Al-Rakayyat.
En effet, le 17 juin, Iran et États-Unis avaient signé un protocole d’accord. Ainsi, cet accord prévoyait notamment la réouverture complète du détroit stratégique. Par ailleurs, il levait aussi les sanctions américaines sur le pétrole iranien exporté. Grâce à cet accord, la navigation avait alors repris normalement. Toutefois, cette trêve fragile semble aujourd’hui totalement rompue par les deux camps rivaux. « Une série de frappes puissantes » a répondu le Centcom américain.
Téhéran promet une réponse ferme
De son côté, l’Iran dénonce désormais une violation flagrante du protocole signé par les États-Unis. « Il prendrait des mesures décisives pour protéger ses intérêts », a averti Téhéran. Par ailleurs, des médias iraniens rapportent des explosions survenues près du détroit d’Ormuz. Néanmoins, aucune confirmation officielle n’a encore validé ces informations locales diffusées. Le porte-parole iranien Esmaïl Baghaï a également réagi publiquement à ces accusations.
Le pétrole grimpe, les tensions montent
Dans ce climat tendu, le baril de Brent a bondi de 3 %. Ainsi, il atteint désormais 74,16 dollars le baril sur les marchés pétroliers mondiaux et internationaux. Ainsi, un responsable américain a jugé le comportement iranien totalement inacceptable. Malgré tout, la navigation avait repris après la signature initiale de l’accord, malgré quelques incidents isolés signalés auparavant.
Une escalade sur fond de deuil national
Fin juin, Washington avait déjà bombardé l’Iran après des attaques similaires visant ses propres navires marchands. En retour, Téhéran avait alors ciblé le Koweït et Bahreïn, deux voisins directs. Cette nouvelle escalade au détroit d’Ormuz survient précisément durant six jours de funérailles nationales du guide suprême Khamenei, décédé en février. Enfin, sa dépouille vient d’être transférée vers Najaf et Kerbala, deux villes saintes du chiisme, en Irak.








































