Du 30 avril au 1er mai 2026, Bakou a accueilli un événement international majeur. Le Groupe d’initiative de Bakou (BIG) organisait ce forum dédié à la jeunesse mondiale. Le thème retenu était : « Renforcer le rôle des jeunes dans la période postcoloniale ». Ainsi, environ 80 délégués issus de 17 à 34 pays ont convergé vers la capitale azerbaïdjanaise. Jeunes leaders, chercheurs, diplomates et représentants de mouvements indépendantistes étaient présents.
Une voix gabonaise au cœur du débat
Parmi les intervenantes, Angelica Désirée Mpiga Ivala s’est imposée comme une figure marquante. Cette politologue gabonaise a pris la parole devant des participants venus du Congo, du Maroc et du Tchad. Des délégués de France et de Nouvelle-Calédonie étaient également dans l’assistance. Dès lors, son intervention a capté l’attention de toute l’assemblée internationale. Elle a dressé un constat préoccupant, plus de six décennies après les indépendances africaines.
Les séquelles persistantes du néocolonialisme
Selon Angelica Ivala, de nombreux pays subissent encore les effets durables du néocolonialisme. La dépendance économique fragilise les États postcoloniaux dans leurs fondements mêmes. De plus, les inégalités sociales et la faiblesse institutionnelle aggravent cette vulnérabilité structurelle profonde. L’érosion du patrimoine culturel constitue, par ailleurs, une menace identitaire majeure pour ces nations. « Les jeunes ne participent pas suffisamment à la gouvernance des États. Pourtant, leur potentiel est immense », a-t-elle affirmé.
La jeunesse, levier stratégique ignoré
Cette marginalisation freine directement le développement économique et social des nations du Sud. Elle ralentit également l’émergence d’institutions solides et légitimes. Toutefois, Angelica Ivala refuse toute vision défaitiste sur l’avenir de ces sociétés. Pour elle, la jeunesse représente une force d’innovation capable d’apporter des réponses concrètes. Ce potentiel immense demeure trop souvent inexploité par les gouvernants actuels.
Des solutions concrètes et structurantes
La politologue gabonaise a donc défendu plusieurs axes d’action prioritaires et complémentaires. Elle a plaidé pour des mécanismes juridiques favorisant l’intégration des jeunes dans les sphères décisionnelles. Ensuite, le renforcement des compétences civiques et du leadership s’impose comme une priorité absolue. Elle a également soutenu un appui renforcé à l’entrepreneuriat et à l’innovation portés par les jeunes. Enfin, les échanges culturels et la coopération internationale entre jeunesses du Sud Global sont indispensables.
Un parcours académique solide
Angelica Désirée Mpiga Ivala s’appuie sur une formation rigoureuse et reconnue. Elle est titulaire d’une licence en droit et sciences politiques de l’université internationale de Libreville. Elle a ensuite obtenu un master aux Hautes Études Internationales et Politiques (HEIP). Sa spécialité couvre la diplomatie économique et le développement des entreprises à l’international. Son engagement pour la souveraineté africaine s’ancre ainsi dans une expertise académique solide et affirmée.












































