Lébamba a été secouée, dans la soirée du 3 mai, par un nouvel accident qui aurait pu virer au drame. Vers 19 heures, selon que nous rapporte Malebé fm, au quartier Lébamba‑Village, deux piétons ont été violemment percutés par une Toyota Corolla immatriculée PP‑375‑AA. Le conducteur, identifié comme Emile Mougnala, a aussitôt pris la fuite, laissant derrière lui des victimes grièvement blessées et une population sous le choc.
Un choc violent et une fuite qui indigne
Selon les témoignages recueillis sur place, Léonce Judicaël et Patrick Malaba marchaient en bordure de route lorsqu’ils ont été renversés. Les riverains, alertés par le bruit de l’impact, ont immédiatement porté secours aux blessés avant l’arrivée des forces de l’ordre.
La gendarmerie, rapidement mobilisée, a lancé une opération de recherche qui a permis d’intercepter le véhicule sur l’axe Lébamba–Kanda. Le conducteur a été placé en garde à vue dans la foulée.
Les premiers éléments de l’enquête ont révélé un fait troublant : Emile Mougnala n’en est pas à son premier accident grave. Dans les années 1990, il avait déjà été condamné pour un accident mortel. Une récidive qui renforce l’indignation des habitants et pose de lourdes questions sur le suivi des conducteurs dangereux.
Cet incident survient dans un contexte déjà tendu
Depuis plusieurs semaines, les habitants de Lébamba dénoncent une multiplication des accidents. Ces incidents sont souvent liés à l’excès de vitesse ou au non-respect du code de la route. Ils résultent également de la négligence de certains conducteurs.
Pour beaucoup, l’affaire Mougnala symbolise un problème plus profond : l’absence de mesures dissuasives et de contrôles réguliers sur les axes les plus fréquentés.
Une population qui réclame des mesures fortes
Face à cette insécurité routière persistante, les habitants appellent les autorités à agir sans délai. Parmi les mesures réclamées figurent :
Un renforcement des contrôles routiers, des sanctions plus strictes pour les récidivistes, le retrait définitif du permis pour les conducteurs dangereux, l’installation de ralentisseurs et d’une signalisation plus visible dans les zones sensibles.
Pour les résidents, il ne s’agit plus seulement de prévention, mais de protéger des vies.
L’accident du 3 mai rappelle brutalement que la route demeure l’un des principaux dangers à Lébamba. Alors que les victimes se remettent de leurs blessures, la population attend désormais des réponses concrètes.
Dans cette localité où chaque déplacement peut devenir un risque, l’exigence est claire : mettre fin à l’impunité et instaurer une véritable culture de sécurité routière, avant qu’un nouveau drame ne survienne.


























