Dans un cérémonial à la fois solennel et porteur d’espérance, l’UNESCO a procédé, le 25 mars 2026 au ministère de l’Agriculture, à la restitution officielle des 2ᵉ et 3ᵉ campagnes nationales du projet RCEJPS. L’événement, qui a mobilisé autorités administratives, partenaires techniques et acteurs du monde éducatif, s’est ouvert avec l’exécution de l’hymne national, conférant à la rencontre une dimension républicaine à la hauteur des enjeux abordés.
Dans leurs différentes interventions, les autorités présentes ont insisté sur la portée stratégique de cette initiative, qui dépasse largement le cadre d’une simple campagne de sensibilisation. Représentant la ministre de l’Éducation nationale, Christian Louembet Onguelé a ainsi déclaré : « Au-delà des indicateurs, nous sommes ici face à une politique de protection des trajectoires de vie. Il s’agit d’empêcher que l’ignorance ou le silence ne compromettent l’avenir de nos élèves. » Un propos qui met en lumière l’ambition profonde du projet : agir en amont pour préserver le capital humain national.
Dans la même veine, un représentant du ministre du travail a souligné la dimension économique de cette démarche : « Investir dans la santé des jeunes, c’est investir dans la stabilité sociale et la productivité future. Un jeune informé est un jeune qui se construit, et qui construit la nation. »
Prenant la parole au nom de l’UNESCO, mine Me Zue Administrateur du programme éducation à l’UNESCO Gabon a rappelé la philosophie du programme, insistant sur la nécessité d’inscrire ces actions dans la durée : « Ce que nous célébrons aujourd’hui, ce n’est pas seulement un bilan, c’est une dynamique. Nous constatons que la parole se libère, que les tabous reculent, et surtout que les jeunes deviennent eux-mêmes les relais de ces messages essentiels. » Elle a, dans la foulée, procédé à la remise officielle de kits éducatifs aux secrétaires généraux ainsi qu’au directeur de l’enseignement professionnel, matérialisant l’engagement des partenaires à renforcer durablement les capacités institutionnelles.

Mais au-delà des discours institutionnels, ce sont les témoignages des jeunes qui ont donné à cette cérémonie toute sa profondeur humaine. Damien, engagé dans un club santé, a livré un constat empreint de réalisme et d’optimisme : « Avant, ces sujets faisaient rire ou mettaient mal à l’aise. Aujourd’hui, les élèves viennent vers nous pour comprendre. On sent que quelque chose change réellement dans les mentalités. »
Vanessa, également bénéficiaire du programme, a quant à elle insisté sur l’impact personnel de ces campagnes : « Ces échanges m’ont permis de mieux comprendre les risques, mais surtout de me sentir libre de parler. Maintenant, je peux aussi aider mes amies et les orienter quand elles en ont besoin. »
La cérémonie s’est achevée sur une note artistique, avec une prestation poétique de deux jeunes leaders, dont les vers ont sublimé les enjeux abordés tout au long de la rencontre. Par cette expression sensible et engagée, ils ont rappelé que la jeunesse, loin d’être une simple cible des politiques publiques, en est désormais une voix et une conscience.
À travers cette restitution, l’UNESCO et ses partenaires ont démontré qu’une politique publique réussie est celle qui conjugue rigueur institutionnelle, appropriation sociale et engagement citoyen. Une alchimie essentielle pour bâtir une société plus informée, plus responsable et résolument tournée vers l’avenir.
Comme le dit un proverbe de Lambaréné : « Quand la jeunesse comprend, le village avance sans trébucher. »


























