Le lundi 9 mars 2026, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, Camélia Ntoutoume Leclercq, a effectué une vaste tournée d’inspection sur plusieurs chantiers scolaires du Grand Libreville. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la phase 2 du Programme d’investissement dans le secteur de l’éducation (PISE), un projet stratégique visant à renforcer les capacités d’accueil du système éducatif gabonais.
Des chantiers ambitieux
Au programme de cette tournée, plusieurs projets de construction et de réhabilitation :
Extension et réhabilitation de l’école publique d’Akébé II :
31 salles de classe, 1 cantine, 1 salle des professeurs, 1 bureau, 1 guérite, 2 logements, 1 espace multisports, 1 bloc de toilettes, 1 toilette pour maternelle et 1 terrain multisports.
Construction d’un Collège d’Enseignement Secondaire (CES) à Ondogo :
22 salles de classe, 2 salles informatiques, 2 salles de laboratoires, 1 bibliothèque, 1 salle polyvalente, 13 bureaux, 2 blocs sanitaires, 1 guérite, 3 logements, 1 bloc vestiaire et 1 terrain multisports.
Construction d’un CES à Melen PK11 Rails :
22 salles de classe, 2 salles de laboratoire, 2 salles d’informatique, 1 bibliothèque, 1 foyer, 1 salle de professeur, 16 bureaux, 2 blocs sanitaires, 1 guérite, 3 logements, 1 stade multisports et 1 bloc vestiaire.
Extension et réhabilitation du lycée de Bikélé :
10 salles de classe, 2 salles d’informatique, 2 salles de laboratoire, 1 bibliothèque, 1 salle des enseignants, 11 bureaux, 28 sanitaires élèves, 3 logements, 1 bloc mini vestiaire, 1 bloc sanitaire, 1 terrain multisports, 1 piste d’athlétisme et 13 blocs pour les vendeuses.
Construction d’un complexe scolaire à Nkoltang-Contrôle (EP + CES) :
36 salles de classe (22 pour le CES et 14 pour l’EP), 2 salles de laboratoire, 2 salles d’informatique, 1 bibliothèque, 2 salles d’enseignants, 1 grande cantine, 10 bureaux, 28 sanitaires élèves, 5 logements, 2 bâtiments vestiaires, 4 blocs sanitaires, 1 terrain multisports et 1 stade omnisports.
Construction d’un complexe scolaire (EPP + EP + CES) :
44 salles de classe, 2 salles de laboratoire, 2 salles d’informatique, 1 bibliothèque, 3 salles d’enseignants, 1 cantine, 1 foyer, 28 sanitaires élèves, 7 logements, 2 blocs vestiaires, 2 terrains multisports, 1 stade omnisports et 1 gymnase.
Un appel à l’efficacité
Lors de cette visite, Camélia Ntoutoume Leclercq a déclaré :
« J’étais accompagnée de Son Excellence monsieur l’ambassadeur de France au Gabon ainsi que du directeur général de l’AFD. Nous avons commencé d’abord par Akébé où nous construisons une école primaire avec un pré-primaire et un collège. Ensuite, nous sommes allés à Ondogo où l’on construit cette fois-ci un collège. Nous étions également à PK11 Rails, qui est une zone où c’est vraiment le désert au niveau des infrastructures scolaires pour le secondaire. Nous étions également à Bikélé pour l’extension de ce lycée-là, puis à Nkoltang, et nous terminons ici sur ce site de Nkann Poussière. »

Elle a ensuite exprimé des préoccupations quant aux délais de livraison des établissements, en soulignant :
« Il faut dire que le sentiment est assez mitigé. Ces établissements sont censés être livrés le 31 juillet. Il y a beaucoup de points d’attention, donc nous interpellons fermement les entreprises à redoubler d’efforts. »
La ministre a insisté sur l’importance de respecter les délais pour assurer la rentrée scolaire :
« Les chantiers de l’Éducation nationale, ce ne sont pas seulement des bâtiments administratifs. Il y a toute une programmation : l’affectation des élèves, le personnel à affecter et les renseignements à donner aux parents. »
Elle a également averti que des pénalités pourraient être infligées aux entreprises en retard :
« Nous sommes assez mitigés et c’est un discours de fermeté et de déception sur certains sites où il faudra vraiment passer sur du 3×8 pour espérer avoir des finitions fin août. Mais ces délais-là, nous ne les avons pas parce que, vous le savez, nous avons des contraintes de calendrier pour la rentrée administrative et la rentrée des classes. Il y aura donc des pénalités qui seront infligées aux entreprises pour qu’elles aillent plus vite. »
Soutien diplomatique
L’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, a également pris la parole, remerciant la ministre pour son engagement :
« D’abord, je voudrais remercier la ministre de l’Éducation nationale pour nous avoir associés à cette visite de site avec le directeur de l’Agence française de développement, qui est le financeur de ces opérations. Nous avons effectué cette visite de six établissements en construction. »
Il a partagé son avis sur les progrès des chantiers :
« Je partage totalement l’opinion et la conclusion de la ministre. Le sentiment est mitigé. Il y a des sites qui nous paraissent dans les temps, mais d’autres où manifestement le compte n’y est pas. Nous sommes en particulier ici à côté de Ntoum et de Nkann Poussière, et vraisemblablement nous sommes très en retard, alors que c’est le plus grand des cités, le plus ambitieux. »
Il a insisté sur la nécessité pour les entreprises de respecter les délais :
« Les entreprises doivent prendre le taureau par les cornes pour que nous puissions respecter les délais convenus. »
Cette inspection a non seulement mis en lumière les efforts du gouvernement gabonais pour améliorer l’éducation, mais elle a également souligné la nécessité d’une coopération efficace entre les autorités et les entreprises afin de garantir un avenir éducatif solide pour les jeunes Gabonais.


























